Pokémon en folie

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 Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou

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Oohfemmeluxieuse

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Sam 17 Mar - 13:44

Hey ! (=
Merci pour vos commentaires (= ça me fait plaisir ! ^^
J'espère que ce OS vous plaira. Je vous préviens, il est triste.
Bonne lecture !
Oohfemmeluxieuse


Le discours de Lola


Lola, adolescente en deuil,est la fille d' Ondine et Sacha Ketchum. Lors de la céménomie d'enterrement de ses parents, elle décide de faire un discours improvisé face à son entourage. Elle dit tout ce qu'elle pense, tout ce qu'elle ressent.


« Je suis en face de vous, et je ne sais même pas pourquoi je vous parle. Je suis là, et voilà que je parle de moi.
Je me sens idiote, mais tant pis.
Ils étaient mes parents, et ils le seront toujours. Bon sang, ils avaient le goût de la vie au bout des lèvres ! Il a fallu qu'il y a ce foutu accident.
Faut bien vous le dire en face. La vérité fait mal, je prends conscience. Je pourrai être désolée, mais je ne le suis pas.
Ils s'aimaient d'un amour fou. Ils se cachaient presque des autres. Ils voulaient vivre dans le secret comme des adolescents qui touchaient à l'interdit. Quelquefois je les voyaient se murmurer des mots doux à l'oreille, lors des nuits de pleine lune, où l'heure était très tardive.
Je vous parlent d'eux, comme si c'était un trésor que je vous dévoile, comme un secret inouie.
Vous voyez, ils s'aimaient d'une folie, que même moi, je pouvais la mesurer.
Je ne sais quoi vous dire, en fait si. Mais comment puis-je vous faire comprendre, que dans ce monde de merde, il a fallu qu'ils partent les premiers? Je maudit presque le ciel, d'être aussi égoïste que moi.
J'en ris. J'en pleure, j'en cris.
vous êtes là, vous ne dites rien. Votre silence est pesante et irritante. Vos mots doient être sûrement pire. Vos visages, malgré vous, trahissent la surprise, la tristesse, la pitié.
Je ne veux pas de votre pitié. Je ne veux pas que vous me rassurez.
Ne me dites pas que c'est la vie. Ne me dites pas, que vous partager ma douleur, ma tristesse, mon deuil. Ne me dites pas qu'ils veillent sur moi, et toutes ces conneries qui malgré moi me fait espérer d'y croire. Ne me dites rien...Ne me dites pas cela, je vous en supplie. Cela me fera encore plus mal.
Merde. Cela vous choque que je sois vulgaire d'un seul coup ?
Seuls les mots vulgaires, montrent les douleurs,les mélancoliques et les colères profondes.
Je me sens tellement conne. Vous êtes là, vous me regardez, vous me fixez, et moi je vous parle de ma vie.
Voyez vous, je ris. D'un rire amère, d'un rire faux, d'un rire dépourvu d'innocence.
Vous savez quoi ? Je parle de moi, parce qu'il y une raison. Je me souviens qu'ils me répètaient souvent que j'étais le fruit de leur union, de leur amour passionné. Ils avaient parfaitement raison.
Je souris. Parce qu'il le faut.
Je suis et serai toujours le reflet de leur amour. Je me sens égocentrique. Je me sens hypocrite. Tant pis, ou tant mieux. Je ne sais pas.
Je ne sais plus qu'est-ce qui est vrai, ni ce qui est faux. Je ne sais plus qui est sincère et qui joue un rôle. Je ne sais plus qui je suis.
Et je parle de moi encore et encore...
Mon coeur saigne.
Mais qu'est-ce qui s'est passé? Comment sommes nous arrivé là ?
J'ai des regrets. J'ai des remords.
Putain, ils ne sont plus là !
J'ai l'impression que je me moque de vous.
Je me sens détruis. Je suis détruis. Je n'ai plus rien. Je pourrais dire que j'ai encore vous, mais non.
Regardez l'égoïste que je suis. Regardez moi...
Je pleure. Merde. Je pleure, de tristesse, de mélancolie, de colère, de rage,de tout ce que vous voulez. Ma larme qui roule sur ma joue est le synonyme des émotions que je ressens actuellement.
Ils étaient des parents géniaux. Je me sens stupide, de vous dire, que je leur ai fait de la misère de nombreuses fois. Je suis capricieuse. Je suis chiante. Je l'étais avec eux, et je serais encore avec le reste du monde. Peut-être que je serai pire.
Et malgré moi, je ne saurai quoi vous dire sur eux. A vrai dire, je ne leur parlait pas vraiment, on se comprenait, peut-être un peu trop, ou pas assez, j'en sais rien.
Écoutez, ma voix tremble, tout comme mes mains. Elles tremblent, et je pleure. Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela.
Sûrement pour casser ce silence qui me charrie de leur absence.
La nuit, je l'entends ce silence sinistre, cet absence me susurre, me provoque, me fait mal, me trahis.
Y-a-t-il une morale dans tout ce qui se passe? Dans cette histoire,ou règne la tragédie. Oui? Non ? Qui peut le savoir?
Ils étaient jeunes, ils n'ont même pas dépassé la trentaine.
Écoutez mon rire piteux, qui résonne dans l'air. L'oxygène semble contaminé de mes injures, des hurlements que mon coeur s'arrache en silence.
Ils étaient heureux. Et l'ironie dans tout cela, c'est qu'ils venaient de se marier récemment. J'étais l'une des filles d'honneurs.
Avec maman, on passait des soirées télé entre filles en mangeant de la glace et du pop-corn. Je me souviens que la dernière soirée, elle m'avait partagé son envie d'avoir un autre enfant. Je me souviens aussi que je souriais face à cette nouvelle. Je m'imaginais déjà avec un petit frère ou une petite soeur. J'avais même envisagé d'avoir des soeurs jumelles. Pathétique n'est-ce pas?
Je bloque à ce dernier souvenir, où papa avait réussi à pêché un poisson énorme. Il l'avait relaché dans le ruisseau.
Je ris, une nouvelle fois. La mélancolie m'envahi.
Il avait le sourire au lèvre. Je me souviens qu'il n'arrêtait pas de nous prendre en photo maman et moi.
Je n'arrive plus à m'arrêter. Je sanglote sans pouvoir les atténués...
Pardonnez-moi. J'ai trop abusé de votre temps. Je vous ai sans doute critiqué, négligé. Je suis désolée.
Je voulais juste vous dire que je les aime et que je les aimerai toujours.
Et que quoi qu'il arrive, je ne les oublierai jamais.»

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Sam 17 Mar - 13:59

superbe os
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Rémy

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Sam 17 Mar - 14:00

en effet c'est triste

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FuuroBikini

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Sam 17 Mar - 17:51

Ouai elle est bien, on voit bien au ton que c'est une ado et non une adulte qui parle de ses parents défunt.

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Oohfemmeluxieuse

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Dim 18 Mar - 12:27

Hey ! (=
Merci pour les cooms (=
Voici un autre OS, j'avais écris en une nuit. xD
C'est l'un de mes préféré.
J'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture.
Oohfemmeluxieuse


Insomniaque et somnambule


Le trio -Sacha, Pierre et Ondine- dormit à la belle étoile, près d'un lac.
Au beau milieu de la nuit, Sacha qui contrairement à son habitude, avait du mal à s 'endormir. Allonger dans son lit de couchage, il observa les étoiles tout en songeant à ses futurs matchs. Il entendit des frottements de couverture. Il tourna sa tête vers la droite, où il perçut la silhouette caché d' Ondine bouger de plus en plus. Il regarda de nouveau vers le ciel tout en soupirant. Même le crépitement du feu ne lui berça pas. Il cru entendre d'autres bruits, mais il ne tourna pas la tête. Après quelques instants, il entendit la voix d'Ondine . Il se redressa et remarqua qu' Ondine était au bord du lac. Il se leva. Pieds nus, sur le sol rempli de gravier, il se dirigea vers la rouquine. Il s'arrêta à deux mètres d'elle et l'observa.
Malgré la faible lueur du feu, Sacha pouvait voir tous les détails de son corps, tous les maladresses et les gestes qu'elle faisait. Elle marcha au bord de l'eau et n'avait sûrement pas remarquer sa présence. Elle avait sa chevelure rousse un peu décoiffé. L'élastique semblait se perdre dans les quelques mèches, prêt à tomber. Elle portait un long pull gris foncé qui semblait être usé. Il lui arrivait à mi-cuisse. C'était son pyjama de voyage, comme elle le répétait souvent, pensa Sacha. Elle était elle aussi pieds nus, et ne semblait pas à avoir froid malgré la fraîcheur de la nuit. Elle sautilla comme une petite enfante, en récitant des vers d'une *comptine.

« [...] Il y a des mots, c'est pour les chanter,... »

Ses bras étaient relevés comme si elle voulait tenir en équilibre sur une ligne invisible.

« C'est pour les rêver, pour les manger... »

Elle fit quelques pas encore. Sacha remarqua qu'il y avait quelque chose qui était bizarre dans son attitude, mais il ne disait rien, de peur de briser ce moment de douceur.

« Il y a des mots, que l'on ramasse; des mots qui passent, des mots qui se cassent... »

Elle récita toujours sa petite poésie, avec sa petite voix suave.

« [...]des mots métropolitains ou lointains. Il y a des mots épais et noir, des mots légers pour les histoires... »

Sacha la trouva innocente, presque fragile.

« Il y a des mots pour toutes les choses, pour les lèvres, pour les roses, des mots pour les métamorphoses, si l'on ose...»

Elle s'arrêta et tourna sa tête vers lui. Elle lui sourit. Sacha remarqua que ses yeux avaient l'air vides, quelque chose n'allait pas.
Il s'avança vers elle, doucement.

« Ondine ? Que fais-tu ? »
Elle ne lui répondit pas, elle lui prit la main, et l'entraîna avec elle, courir. Elle rit, d'un rire somptueux et doux. Sacha se laissa faire. Il était subjugué par sa candeur. Ondine était différente, où simplement ne l'avait jamais vraiment vu comme cela. Il était habitué à ses crises de nerfs, et à ses encouragements, mais pas à ce caractère simple et jovial.
Ils coururent encore, à perdre le souffle. Ils étaient un peu à l' écart du camp. Elle se stoppa suivit de Sacha, toujours proche du lac.

« Ondine, mais qu'est-ce qui t'arrive ? Tu m'as l'air bizarre. »

Elle baissa sa tête, l'air boudeur, ou triste. Sacha l'observa de nouveau. Plusieurs questions fusèrent dans sa tête.

« Je ne trouve plus ma coccinelle »

Sacha était pantois face au comportement de son amie. Il savait qu'Ondine avait une phobie des insectes. Sûrement que la coccinelle était l'exception à la règle.

« Ta coccinelle ? »
« Oui, ma coccinelle. Elle doit avoir peur toute seule...»

A ce moment-là, Ondine ressemblait plus à une petite enfante de bas âge qu'à une adolescente.
Sacha la fixa. Ses yeux s'agrandissaient comme des soucoupes. Il avait compris.

« Ondine, tu es somnambule ! »

Il passa sa main dans ses cheveux noirs en batailles tout en soupirant. Cette nuit sera longue, très longue se disait-il.
Il lui prit délicatement la main, et commença à faire le chemin du retour. Ondine se stoppa. Il se retourna vers elle, et remarqua des larmes qui roulèrent sur ses joues.

« Ma coccinelle, elle a peur dans le noir. »

Il se mordit la lèvre. Cela lui faisait bizarre de la voir pleurer. Il s'avança vers elle, et lui essuya les premières larmes avec son pouce.
Il dû rentrer dans le jeu.

« Ne t'en fais pas, ta coccinelle a trouvé un endroit pour passer la nuit. Je pari qu'elle pense à toi. »

Il fut surpris de sa soudaine douceur. Ondine le regarda dans les yeux.

« Tu es sûr ? »

Il ne put s'empêché de sourire face à cette innocence, à cette naïveté.

« Oui, même que demain, elle reviendra vers toi. »

Ondine acquiesça, et lui repris la main.
En silence, ils marchèrent vers le camp, les mains toujours liées. Quand ils furent arrivés près du feu, Ondine ne voulait plus lâcher la main. Le crépitement du feu brisa le silence apaisant. Elle se tourna vers lui. Sacha avait l'air pensive. Il avait le regard vide en direction du feu. Quand celui-ci sentit son regard, il se tourna vers elle. Contre tout attente, elle lui vola un baiser futile, vite-fait, sans aucune passion, ni d'ardeur. C'était un bisou enfantin, certes, mais c'était agréable, c'était beau, c'était pure.
Sacha était quelque peu surpris par son geste inattendu. Il ne pu s'empêché de passer ses doigts sur ses lèvres, tout en rougissant.
Ondine lâcha sa main, et courut vers le lac. Sacha qui était encore choqué par ce qui venait de se passé, n'avait même pas remarquer l'absence de la rouquine.
Après quelques secondes, il pris le même chemin qu' Ondine. Dès qu'il fut arrivé auprès du lac, il la vit, assit, les pieds dans l'eau. Il s'accroupi à sa hauteur, et commença à lui chuchoter.

« Aller, Ondine, il faut aller se coucher. »

Elle avait le sourire aux lèvres, le vent filtrait ses cheveux mi-long détachés. Elle respira un bon coup l'air frais. Elle fit non de la tête, tout en rigolant.

« Tu ne veux pas faire de beaux rêves ? »

Il se sentit un peu idiot de devoir lui parler comme un enfant. Il l'observa encore son comportement. C'était tellement paradoxale avec le comportement habituel, qu'il connaissait. Il se demandait, si elle n'était pas comme cela étant petite.

« Si ! Je veux rêver ! »

Elle échappa un rire cristalline, qui fit des frissons de bien-être à Sacha. Il tendit sa main vers elle. Cette dernière la pris, en affichant un grand sourire sur son visage. A cet instant, Sacha la trouva magnifique. Même si elle était vêtu d'un vêtement usé, avec des cheveux décoiffés, cela lui rendait tout son charme.

Ils regagnèrent le camp. Sacha, lui borda, tout en chuchotant, de peur de réveiller Pierre.

« Là, tu n'as pas froid ? »

Elle lui répondit non avec sa tête.

« D'accord. Bon, je vais te laisser dormir. Bonne nuit Ondine. »
« Bonne nuit Sacha...»

Elle ferma les yeux, et s'endormit presque immédiatement.
Sacha la regarda dormir, quelques minutes. Il toucha ses lèvres en repensant à sa soirée plus qu' étrange. Il remarqua quelques rayons de soleil qui caressèrent le lac. Il s'installa dans son lit de couchage. Il bâilla, cette nuit fut épuisante. Il s'endormi à point fermer, en profitant les dernières heures de sommeil.

OooOOOOooOOooOOOOoOO

« Sacha ? Aller, réveille-toi ! »

Ondine secoua Sacha. Ce dernier se réveilla avec des cernes sous les yeux.

« Lève-toi, on va bientôt partir. »

Il repensa à ce qui s'est passé la veille.

« Tu es sûr que tu as bien dormi ? Tu as des cernes énormes! »

Il remarqua, qu'elle ne se souvenait plus rien de cette nuit. Il décida de ne rien dire, et de garder pour lui.

« Je suis insomniaque en ce moment.»

A ce moment-là, il regretta presque l'Ondine de la veille. Il ne pu s'empêché de toucher à nouveau ses lèvres. Ce fichu baiser, cela lui troubla plus qu'il croyait. Il sentit son coeur battre plus rapidement, et pourtant ce n'était qu'un baiser futile.

« Dis, tu n'aurais pas vu mon élastique? »
« Sûrement près du lac... »

Elle le retrouva bien auprès du lac, et elle trouva cela étrange. Elle n'avait aucun souvenir d'avoir perdu son élastique là-bas.

Sur la chemin, un silence plana. Ce qui était plutôt anormal.

« Sacha tu es sûr que tout va bien ? »
« Oui pourquoi ? »
« Je ne sais pas, tu as l'air...différent. »
« Non, ça va. »

A vrai dire, il était pensive. Il repensa encore à la soirée, passé en compagnie de la rouquine.

« Oh, Sacha, ne bouge pas, il y a une jolie coccinelle sur ton épaule...»

Il sourit. La coccinelle. Cette fameuse coccinelle...enfin compte elle est bien venue pour la retrouver.

Fin


* Le poème appartient à Georges Jean


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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Dim 18 Mar - 12:46

je m'en souvenais plus de celle là ^^'


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natsudragneel



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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Dim 18 Mar - 13:04

Très bon os comme d'habitude
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FuuroBikini

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Dim 18 Mar - 18:13

Superbe Os !

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Lun 19 Mar - 15:18

Coucou la famille !! (=
Voici le OS intilué le syndrome d'Ondine, j'espère qu'il vous plaira.
C'est l'un de mes OS favoris. Je suis trop fière de l'avoir écrit. xD
Bonne lecture !!!
Oohfemmeluxieuse


Le syndrome d'Ondine


« La légende d' Ondine
Une ondine (ondin au masculin) est un génie des eaux dans la mythologie germanique ou alsacienne.
Ondine est une nymphe ou naïade. À l'inverse des sirènes, les nymphes ne fréquentent pas la mer, mais les eaux courantes, rivières, fontaines, et n'ont pas de queue de poisson. Durant l'été, elles aiment se tenir assises sur la margelle des fontaines, et peigner leurs longs cheveux avec des peignes d'or ou d'ivoire. Elles aiment également se baigner dans les cascades, les étangs, et les rivières, à la faveur des jours radieux d'été. On dit que celles qui ont les cheveux couleur d'or possèdent de grands trésors qu'elles gardent dans leurs beaux palais immergés.
la légende raconte qu'Ondine est une nymphe et qu'elle tombe amoureuse d'un beau chevalier. Elle est autorisée à vivre avec lui, mais s'il lui est infidèle, elle lui ôte la possibilité de respirer de manière autonome. Lorsqu'il s'endort, il meurt, et c'est ce qui arrive. Ainsi, le nom d'Ondine est à l'origine du 'syndrome d'Ondine', un terme désignant un syndrome respiratoire. »

La première fois que je l'ai vu, c'était au bord d'une fontaine. Elle était si calme, si innocente. On devait avoir onze ans à cet époque. Je me souvenais qu'elle portait un jean noir délavé, et son fameux haut bleu qui reflétait la couleur de ses beaux yeux. Cela m'avait perturbé, pour je ne sais quelle raison, par son regard si admiratif. Elle aimait l'eau, et les espèces aquatiques. Quand elle me parlait de ce qu'elle aimait, c'est-à-dire sa passion des pokémons aquatiques, je fut subjugué par la lueur de détermination qui brillait dans ses yeux. Cela me coupa le souffle. Je me souvenais aussi qu'elle avait une manie de resserrer son élastique, qui tenait ses cheveux mi-long. Des cheveux roux, couleur du feu, de la tentation, qui au contact du soleil, avaient des reflets d'or.
A chaque phrase qu'elle osait prononcé, et à chaque geste qu'elle faisait, sa queue de cheval se balança de gauche à droite. J'étais étonné, par chaque détail qu'elle pouvait émettre d'elle.

La seconde fois que je l'ai vue, je l'avais croisé dans un marché de nuit, près d'une rivière.
Je la voyais se penché légèrement au dessus de l'eau, auprès d'un poissirène. Cette vue m'a fit sourire. Ce moment-là, elle m'avait présenté poissirène, qui était son premier pokémon.
On avait beaucoup parler, et j'avais su qu'elle habitait pas loin de chez moi, à Azuria. Finalement on avait décidé de se revoir. Pendant les vacances scolaires, je faisais tout pour partager mon temps avec elle. Elle m'avait comme charmer.
Un an après notre première rencontre, je lui avait proposer de venir partager mes vacances d'Eté avec moi. Chaque année, je partais chez mes grands-parents qui habitaient à une demi-journée de chez moi. Cela est devenu notre routine, chaque Eté, je l'invitais passer les vacances là-bas. Mes grands-parents, étaient toujours contents de l'accueillir.
Plus le temps passait, plus notre amitié était fort. Cette amitié avait quelque chose de spécial, différente de mes autres amis. Ce lien, qui je savais était incassable. Un je ne sais quoi, qui était indescriptible. La pression que j'avais quelque fois à l'école ou à la maison m'étouffais, et quand je la retrouvais, je respirais mieux, elle était comme la bouffée d'oxygène qui me manquait.
Puis soudainement, peu à peu, elle avait pris place dans mes songes. Elle m'était encré en moi, dans ma mémoire, dans chacune de mes pensée. Je ne pensais qu'à elle.
Je la revoyais si souvent, comme si cela m'était vitale. Comme si elle m'avait jeter un sort, une malédiction. Quand j'étais trop loin d'elle, je me sentait bizarrement mal, les murs semblaient peu à peu m'écrasés. J'avais des prises de vertiges, dont les manques de sommeils me frappaient en plein fouet. Pourtant je dormais généralement bien. L'impression qu'il manquait une pièce de puzzle, où cette fameuse pièce manquante était elle.
Cette année, nous étions de nouveaux partis chez mes grands-parents. Ils avaient une maison dans un grand village. La plupart du temps, on allait se baigné dans la cascade près du village, qui se cachait dans un petit bois.
A chaque fois, qu'elle se détendait près de la cascade, j'avais toujours senti que c'était sa place. Après chaque baignade je la voyais démêlé ses beaux cheveux devenu long depuis ces dernières années, assis au bord, les pieds dans l'eau.
Je la contemplais en silence. C'était nos moments rien qu'à nous, où les mots n'avaient plus leurs place. Je voyais légèrement son maillot de bain à travers sa petite robe blanche. Comme à chaque fois, on restait là, jusqu'à la nuit tombée. La lumière de la pleine lune, nous éclaira. Je la voyais pensive, son regard perdu dans l'infini, dans l'éclat de l'eau pure. Seul le bruit lointain de la cascade brisa le silence imposant. Quelquefois, je croisais son regard, où je pouvais apercevoir le reflet sur ses pupilles, l'image de l'eau calme.
Perdu dans mes pensées, depuis un petit moment déjà, mon regard fixé sur elle; je me questionna sur mon comportement. Je me suis rendu compte, que j'étais un peu possessif. Je la voulais que pour moi. Quand une autre personne était trop près d'elle, où qu'un garçon lui collait trop, je ne pouvais m'empêché de ressentir de la jalousie. Mais quand je rencontrais son si beau sourire, cela m'apaissait immédiatement, et j'ai su que je voulais juste qu'elle soit heureuse. Cette année, elle avait fêté ses dix-sept ans. Je lui avait offert, deux entrées , pour elle et une personne de son choix, dans un parc aquatique. Jamais je ne l'avais vu aussi ravie. Je me souvenais qu'elle m'avait serrer fort dans ses bras. Je sentit son odeur, le parfum que je connaissait par coeur. Elle était toujours aussi naturelle, aussi belle. Elle n'avait pas besoin de superficiel, pour être bien , pour être sublime. Elle était déjà. Elle a voulu à tout prix, que j'aille au parc aquatique avec elle, ce qui m'a rendu joyeux. Je savais que je comptais beaucoup pour elle.
Quand nous étions parti là-bas, on s'était amusé comme des petits fous. Je la voyais souriante. Ses éclats de rires, étaient pour moi, la plus belle mélodie. Oui, elle avait bien sa place parmi les eaux.
Je m'étais mis à l'observer de plus en plus. J'avais compris qu'elle m'attirait, et ça depuis longtemps déjà.
Ses cheveux mouillés, lui rendait un air rebelle, et sensuelle. Sa peau recouverte d'une fine couche humide, où les gouttes essayaient de s'y accrochées, ne faisait qu'agrandir mon désir que j'ai pour elle. A coté d'elle, j'avais l'air idiot avec mes lèvres devenues violettes.
Quand un gars lui brisait le coeur, et que je pouvais voir ses larmes malgré qu'elle les cachaient, me donnèrent une colère démesurable. Je ne supportais pas qu'on lui faisait du mal.
On étaient revenus des vacances. Ces jours-ci, mon coeur semblait se serrer de plus en plus. Je suis devenu dépendant d'elle. Elle avait une sorte d'aura, qui me faisait venir jusqu'à elle, à chaque chemin que je prenais.

Lors d'un matin, l'aube venait à peine caresser l'horizon, il n'y avait pratiquement personne. Le dimanche, la plupart dormait encore, et faisait une grasse matinée bien mérité. Je n'arrivais plus à dormir. J'étais agité, alors, j'ai décidé que prendre l'air me ferais du bien.
Je n'avais aucune destination. Je laissais mes pas me conduire vers je ne sais où. Je laissais mes pensées vagabonder. Depuis plusieurs mois, je n'arrêtais pas de penser à elle, a ce qu'elle faisait? Si elle était heureuse ou pas ? Si j'allais la voir bientôt ? Pleines de petites questions à se maudire des maux de têtes.
Je quitta ma ville sans vraiment me rendre compte. j'observais les paysages qui s'offraient à moi, quand mes pas s'arrêtèrent. Ce que je vis sous mes yeux, était le plus beau paysage que le monde pouvait donner.
Elle. Assis au rebord de la fontaine. Cette fameuse fontaine, lieu sacrée de la toute première rencontre. Elle contemplait sûrement son reflet, dans l'eau, comme elle le faisait si souvent. On aurait dit un mirage, tellement, les rayons de l'aube, lui rendaient si jolie. Je n'osais pas bouger, de peur que tout ceci ne serai qu' une hallucination. Ce qui est fort probable vu l'état que j'étais rien qu'en posant mon regard sur elle...
Ses cheveux étaient assemblés en un seul coté. Je remarquais qu'elle avait refait sa franche, qui avait poussé rapidement lors de cette saison chaude. Elle était vêtu d'un pantacourt en jean et d'un haut noir à manche trois quart. Sa peau blanche était hâlé et légèrement rosie par le soleil. Elle était si naturelle, si à l'aise, si bien. On aurai dit une nymphe de grande beauté, une fée des eaux, une déesse...
Certainement plusieurs minutes s'étaient écoulées depuis que j'ai arrêté ma marche.
Je vis sa tête relevé vers moi. Nos regards se sont croisés. Elle m'avait littéralement emprisonné de son regard océan. Je n'arrivais pas à me détaché de ses yeux bleus clairs, tellement magnifiques. L'oxygène semblait me manqué soudainement. Ma gorge était sèche, mes mains devinrent moites. Mon ventre me torturait, à force de se contracter. Elle m'avait ensorcelé d'un simple geste. Le silence nous accompagnait dans nos débats visuels. Une brise me frôla, et caressa tendrement son visage. J'avais l'impression qu'elle savait à quoi je pensait à ce moment-là, que son regard pouvait transpercer le mien. Elle se leva, et se dirigea vers moi. Plus elle s'avançais, plus j'avais une impression de douleur qui me pénétrait dans mon corps. Plus elle marchait, plus je me sentais bien... C'était tellement contradictoire !
Ma respiration devint irrégulière. Cette fille me rendait dingue !
Le silence se fit toujours. Je la vis mordillé sa lèvre. Une lueur dansait dans son regard. Est-ce une lueur de désir? Depuis combien temps m'a-t-elle hypnotisé ? Depuis quand suis-je dépendant de la moindre détail de sa personne? Depuis quand suis-je devenu malade d'amour ? Malade d'elle?
Cela fut passé très vite. Le vertige m'a percuté d'un seul coup. Je la vit se mettre sur les pointes des pieds, sa bouche se frôla à la mienne. Un miracle, une prière, un souhait tant espéré s'exauça en silence.
Notre baiser ce fit plus intense. Incontestablement, j'avais perdu mes moyens. J'approfondis le baiser. Mes mains collé à ses joues, je me sentis posséder par une folie exubérante. Quand j'ai voulu me retiré, elle m'emprisonna de ses lèvres douces et somptueuses. Je tomba peu à peu dans la déchéance. Elle m'avait condamné. L'odeur de shampooing titilla mes narines, comme un drogué en manque de dose. Cette drogue, qui aurait pu s'infiltré jusqu'à dans mes poumons. Pourtant l'impression que ma respiration s'était momentanément disparu.
Elle était lors de cet instant de pure bonheur, mon dernier souffle.
Elle m'avait détruit intensément. Elle m'avait tué, avec grandeur. Je mourrais doucement. Je mourrais d'elle. Je mourrais d'amour. J'avais comme une maladie; oui une maladie qui portait son nom.
Oui, elle était bien mon dernier souffle....
« Ondine...»

« Le syndrome d'Ondine
Le syndrome d'Ondine (appelé aussi hypoventilation alvéolaire centrale congénitale) est une maladie génétique rare qui se caractérise par une ventilation anormale chez une personne éveillée et une hypoventilation ( manque d'inspiration d'air par les poumons) durant le sommeil malgré une fréquence respiratoire et un volume respiratoire normales. Il est caractérisé par des périodes d'aptée ( arrêts de mouvements respiratoires) s'accompagnant d'une coloration violette sur la peau. Cela donne un risque répété de vertiges et de malaises.
Le pronostic est grave, marqué par un taux de mortalité élevé et une dépendance à la ventilation mécanique nocturne à vie.
Ces arrêts respiratoires sont causés par une augmentation du dioxyde de carbone dans le sang. Dans la majorité des cas, la maladie se révèle à la naissance.
Le syndrome d'Ondine est une maladie rare due à une atteinte centrale sévère du contrôle nerveux autonome de la respiration. Elle peut toucher les fonctions digestive, cardiovasculaire... »

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Lun 19 Mar - 15:26

magifique os
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Rémy

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Lun 19 Mar - 15:56

ouais comme tu dis

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Mar 20 Mar - 8:09

Effectivement, il est magnifique! Smile
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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Mar 20 Mar - 18:36

Hey !! (=
Voici un Os que j'ai écrit il n'y a pas si longtemps...
J'espère qu'il vous plaira (=
DItes moi ce que vous pensez....
Bonne lecture !
Oohfemmeluxieuse


Cela m'a rendu fou


Les murs étaient blancs. Ce blanc qui reflétait le vide complet, le néant absolu. Il était partout, à chaque recoin, à chaque pièce, sur chaque mur. Cela oppressait, cela détendait, cela rageait...
Silencieusement, je contournai les couloirs, depuis quelques minutes déjà, suivant un employé de santé. C'était un homme, dans la quarantaine. Il avait une petite moustache noir qui lui rendait un air distingué. Ses cheveux perdaient leurs jeunesse, et les traces de fatigue accentuaient le ternissement de son visage. Ses yeux étaient bleus profonds, où je vis dans mes souvenirs, une lueur de folie.
On passa devant plusieurs portes, où quelquefois des cris s'emportèrent secrètement. Ces cris, qui me donnèrent la chair de poule, des frissons de peur.
Il s'arrêta et sorti de sa longue poche de sa grande blouse blanche, un trousseau de clés. Elles étaient si nombreuses, que je ne pu les compter.
Le bruit d'une serrure déverrouillé résonna amèrement. La lourde porte s'ouvrit, et laissa place à un autre couloir. Cet endroit était pour moi un labyrinthe.
Nos pas résonnèrent dans le silence pesant. Ce couloir vide nous mena vers une autre pièce. Il y avait quelques chaises contre un mur, et une administration. Une jeune femme, sans doute la même tranche d'âge que moi était à l'accueil. Elle avait ses cheveux blonds attaché en chignon strict , qui lui révéla un visage neutre, aux yeux marrons claires. Elle était habillée d'un uniforme obligatoire; une blouse blanche, où une étiquette était accrochée : « Sylvie Ducair, secrétaire d'accueil ».
Le vieil homme lui parla quelques minutes avant de continuer son chemin.
Je le suivis toujours, silencieusement.
Dans l''un des nombreux couloirs, il s'arrêta devant une lourde porte, blanche. Je fini par détester cette couleur. Il ressortit son trousseau de clés, et chercha pendant quelques secondes la bonne clé, puis la mis dans la serrure.
Il se tourna vers moi.
« Il a pris des médicaments ce matin. Son niveau est stable, mais vous savez...cela n'a pas changé grand chose de son état. »
Je le savais. C'était inévitable. Et l'entendre à vive voix, m'était presque insupportable.
« La visite dure une heure. Je reviendrais à quinze heures trente » dit-il en jetant un coup d'oeil sur sa montre.
Quand la porte fut ouverte, le fameux médecin me laissa la place pour entrer.
Il était là, recroquevillé sur son lit. Il murmurait quelques mots que je n'arrivais pas entendre.
Puis la porte se ferma lourdement. Le bruit de la serrure résonna encore quelques minutes dans le silence complet.
« Sacha ? »
Je le vis relever sa tête. Ses cheveux noirs étaient courts, seules quelques mèches dépassèrent de son visage, où je pouvais voir un regard vide, un regard sans vie. Cela me fit des frissons dans le dos.
Il ne disait rien comme à son habitude. Je m'assis sur la seule chaise de sa chambre. Chambre qui ressemblait à une cellule. Cellule qui ressemblait à une chambre. Je ne savais plus à quoi cela devait ressembler.
J'essayais de faire la conversation comme les autres fois. Mais comme à chaque fois, seul le silence me répondait. J'étais persuadé qu'un jour, Sacha me répondrai à mes questions, discuterai comme tout homme civilisé, et je pourrai l'entendre rire de nouveau. Je l'espérai fortement. Mais quelquefois les espoirs pouvaient faire mal, et à ce moment précis, je croyais plus à un miracle qu'autre chose, et cela me faisait mal.
« Sacha ? »
Il balançais de gauche à droite, tout en chuchotant. Il était dans son monde. Dans son univers où je n'étais pas forcément le bienvenue.
Subitement il s'arrêta, et me regarda.
C'était rare des occasions comme celles-là. Cela prouvait qu'il n'était pas complètement isoler et qu'il pouvait encore être en contact avec le monde extérieur, et qu'il n'avait pas oublier un ami, qu'il ne m'avait pas oublier.
J'essayais de lancer un sujet, et je priais de toutes mes forces, qu'il allait continuer à me parler.
« Tu ne t'ennuies pas trop ici? »
Il se balançait de nouveau de gauche à droite, toujours ses jambes replier sur lui.
Silence. Mes espoirs étaient anéanti en quelques secondes. Quand je cru vraiment qu'il n'allait plus me répondre, il s'arrêta une nouvelle fois et me regarda avec ses yeux sombres.
« Quelquefois, j'ai le droit de regarder la télévision. » Dit-il spontanément.
Je souris. Peut-être qu'aujourd'hui, on arrivera à se parler lui et moi.
« Ah oui ? Qu'est-ce que tu regardes à la télé? »
Je le voyais se caler encore plus contre le mur. Quelques minutes passèrent avant qu'il me reparla.
« Ils contrôlent ce que je regarde. J'ai la permission de regarder « Glee ». »
Mon sourire fut disparu en un seul instant. « Glee », il n'aimait pas regarder cette série, sauf en sa compagnie. Mon coeur se serra.
J'observai autour de moi, et vit une table étroite, où était déposé pleins de fleurs en papier, de plusieurs couleurs. J'en pris une et la regarda.
« C'est toi qui a fait tout ça ? » Dis-je en montrant les fleurs en papier.
Je le vis acquiescer.
« Je les donnerai à Ondine quand elle viendra me voir. »
Et voilà, on était arriver au sujet crucial. Je mordillai ma lèvre inférieur nerveusement. Il était toujours sur son lit, mais ses jambes étaient tendus devant lui. Je soulevai la chaise, et m'avançai vers lui, au bord du lit, et mon regard fixa le sien.
« Sacha... »
Son regard me transperçait. Je devais le faire, comme les visites précédentes.
« Tu te souviens de ce que je t'ai dis la dernière fois, à propos d'Ondine n'est-ce pas ? »
Ma gorge était soudainement sèche. J'attendais sa réponse avant de continuer.
« Oui. » Murmura-t-il.
Je ne savais pas s'il comprenait vraiment ce qui se passait.
« Et j'avais dis quoi ? »
Silence. J'étais parti trop loin. Je regrettai d'avoir sorti cette phrase. Je le voyait s'enfermer dans sa coquille. Ses jambes étaient de nouveaux plier sur lui. Il se balançait de gauche à droite comme quelques instants auparavant. Je soupirais de lassitude, tout en passant ma main sur mon visage. Qu'est-ce que j'ai fait? Il ne voulait plus me parler, j'en étais certain. Je préférai quand même retenter ma chance. Je le regardai toujours. Il faisait le même manège depuis mon arrivé.
Je lui tendit la fleur en papier que j'avais dans les mains. Il s'arrêta brusquement de ce balancer, et me regarda. Il jeta un coup d'oeil à la fleur en papier jaune, et me regarda de nouveau. Il répéta le geste plusieurs fois avant de la prendre. Quand j'ai voulu ouvrir ma bouche pour parler, il me devança.
« La dernière fois, tu m'avais dis qu'elle était... qu'elle était décédée. »
Il avait malgré lui répondu à ma question. Il avait conscience de la situation, et je me demandais encore pourquoi il était là dans cette asile. Lors d'un instant, je cru que j'avais plus d'oxygène. Cette situation devenait oppressante malgré les nombres fois que cette conversation était intervenue entre ces quatre murs.
C'était même lui qui m'avais annoncé la triste nouvelle, un jour de Novembre. Mais comment se peut-il qu'il soit devenu une personne aussi détruite que malheureuse. Je soufflai un bon coup.
« Oui, c'est exacte. »
Son visage était presque impassible. Seul, son regard était dépourvu de lueur, et semblait trahir ses émotions. Perdu. Il avait un regard perdu. Il était complètement égarer, comme abandonner dans un tourbillon de néant.
Je me souvins de la première fois, où je le vis dans cet hôpital psychiatrique. Il avait fait une crise. Je me souvins parfaitement de ces cris d'angoisses, de ces cris de terreur, et de son prénom hurler de sa bouche. Il y avait trois hommes qui le tenaient de force contre un mur. A ce moment-là, je ne le reconnu plus de tout. Je ne pensais pas que cela l'anéantirai à ce point-là. Il était dans une phase de délire. Personne arrivait vraiment à le calmer pendant quelques semaines. Quand j'y repensais, cet événement a eu lieu il y a près de deux ans.
Je me rappelai que l'année précédente, je voulais l'emmener voir sa tombe, mais les psychiatres avaient refuser en pensant que c'était trop tôt, que cela pouvait empirer son état. Dans mon fort intérieur, j'avais jurer de penser le contraire. Peut-être qu'il aurait pris réellement conscience de sa perde.
Je fus stopper dans mes réflexions par un bruit de serrure. Je regardai ma montre et fut surpris de l'heure. Déjà une heure avait passer.
La porte s'ouvrit sur le fameux docteur Becker, psychiatre renommé de la région, l'homme qui m'avait conduit jusqu'à Sacha, une heure auparavant.
« La visite est terminé. Il est quinze heures trente. »
Je me retourna vers Sacha, et lui salua de la tête.
« A bientôt mon ami. »
Quand j'étais sur le point de sortir, je l'entendis crier.
« Attend ! »
Le docteur Becker fut surpris de sa réaction, je souris face à cet imprévu. Je me retourna vers lui, et le vis se lever. Il s'avança vers moi, et me tendit la fameuse fleur en papier jaune.
« Tu donneras à Ondine de ma part. »
Je la pris délicatement. Mon coeur semblait se briser en mille morceaux. Il la croyait toujours vivante? Je me demandais au fond de moi, s'il avait pris conscience de sa mort et de tout ce que j'avais dit depuis aujourd'hui. Je le vis sourire pour la première fois. Un vrai, un sincère, malgré son regard vide.
« Tu lui diras qu'elle peut revenir quand elle veut. »
Je voyais son psychiatre sourire de compassion. Je fis de même, et je ne pu que rentrer dans son univers, ce qui était plutôt rare.
« Oui, bien sûr. »
Je le voyais hésiter encore.
« Oui Sacha? Tu veux dire quelque chose? »
C'était la première fois en deux ans de visites, qu'il parlait autant. Je le vis mordiller sa lèvre, je ne voyais pas son regard, ses mèches de cheveux lui cachèrent la moitié du visage. Soudainement, il leva sa tête vers moi, et je vis ses yeux presque rougis. Allait-il pleurer?
« Tu pourras aussi lui dire que je l'aime ? Que toujours je l'aimerai? »
Sur le coup, j'avais cru que j'allais craquer à mon tour.
« Je...tu peux compter sur moi. » Lui dis-je déterminer.
La porte fut fermer. Le docteur Becker, se tourna vers moi, avec un air étonné.
« C'est rare qu'il soit si expressive. »
Je souris face à cette remarque.
« Oui, je l'avoue. Il m'a surpris. »
On fit le même trajet que tout à l'heure mais en chemin inverse.

A la sortie du bâtiment, je vis Régis au loin, sa cigarette en main, à coté de sa voiture. Il semblait m'attendre. Je pressai le pas, et m'avançai vers lui.
« Salut vieux »
Je levai mes yeux en l'air.
« Salut Régis »
Un grand vent nous secoua, puis j'entendis mon ami lâché un juron.
« Tu as l'air bouleverser. C'est quoi ça? » Me dit-il en montrant de son index la fameuse fleur en papier.
« Oh, c'est Sacha qu'il l'a fait. C'est pour Ondine. »
Je le vis rallumé une nouvelle fois sa cigarette éteinte par le vent. Puis me regarda avec ses yeux mélancoliques.
« J'ai l'impression que c'est foutu pour lui. »
Je fronçai mes sourcils.
« Tu sais, je crois, qu'il sait très bien ce qui se passe, sauf qu'il ne veut tout simplement pas admettre qu'elle n'est plus là. »
Il écrasa sa cigarette tout en soupirant.
« Que tu le veuilles ou non Pierre, il est devenu fou. Sacha est fou ! » Me hurla presque.
Je le voyais fermer ses yeux quelques secondes, avant de soupirer de nouveau. Il monta dans sa bagnole. Je savais que lui aussi, il avait encore du mal à accepter cette réalité.
« Oui, mais tu vois Régis, ce qui lui différencie des autres soient disant fous, c'est que lui, il est fou d'amour. Il est fou d'elle. » Murmurai-je presque, tout en montant dans sa voiture.
Je savais qu'il m'avait entendu. L'odeur de cigarette était encore présente.
Cela fit dix minutes qu'on roula. Le silence s'était vite installé depuis la discussion, mais se brisa amèrement.
« Qu'est-ce qui s'est passé, pour qu'on soit tous arrivé là ? »
La voix de Régis résonna dans la voiture. Je ne répondis pas. Mon silence fut plus tranchant que les mots.
« Quelquefois, j'aurai aimer être à sa place. »
Je lui jeta un regard curieux.
« L'aimer aussi fort que lui, je crois que personne ne pourra être à sa hauteur... »
Je tourna ma tête vers l'horizon. Je regardai les paysages se défiler devant mes yeux, tout en l'écoutant. Il avait raison sur ce point-là. Personne ne pouvait aimer Ondine autant que Sacha.
« Qui aurait cru qu'il l'aimerai jusqu'à devenir un de ces dingues qui a pour maison un asile? » Railla-t-il.
Il y avait un goût amer dans sa voix. Il était comme en colère. En colère contre tout, contre la vie, contre le destin. Et je pouvais le comprendre.
« Personne. »
Ma réponse ne servait à rien, à part combler le silence qui commençais à revenir.
Le soleil commença à baisser dans le ciel.
On s'arrêta et je vis Régis stopper le moteur. On descendit en silence, puis on se dirigea vers une petite barrière en fer.
Je l'ouvrit doucement. Régis me suivit. On arpentait plusieurs allées, avant de s'arrêter devant une pierre tombale. Je m'accroupis négligemment. Je tourna vers mon ami, et je le vis se mettre à peu à l'écart. Quand il s'agissait des cimetières, Régis était souvent très réserver, très solitaire. Chacun de nous réagissait à sa façon. Et être seul, c'était sa façon de faire, c'était son caractère. Il y avait des moments, je l'admirait pour cela.
Je posa mon regard sur la pierre tombale, où je ne peux m'empêcher de lire encore une fois son nom. Je sentis ma gorge se noué une nouvelle fois.
« Salut Ondine. »
Quelquefois, je me sentait stupide de parler à une tombe. Mais, c'était humain, et cela faisait du bien aussi.
« Je...voici un cadeau de Sacha. C'est une fleur en papier. C'est lui qui l'a fait. »
Je la déposa dans le vase où il y avait encore des tulipes non fanées.
« Aussi, il m'a demandé de te dire qu'il t'aime. Qu'il t'aimerai toujours. »
Mes yeux commencèrent à être humides. Une larme roula sur ma joue, mais je la retira d'un revers de main.
« Oui, tu sais, il t'aime comme personne peut t'aimer. »
J'humectai mes lèvres. Je regardais le ciel, le soleil commençait à se coucher.
Je posai mon regard sur la photo. Ondine était magnifique. C'était un beau souvenir. Elle avait un jolie sourire éclatant. C'était Sacha qui l'avait pris en photo. Il ne l'avait pas rater. Je me souvins que c'était ce jour-là, qui m'avait avouer qu'il était tombé amoureux d'elle.
Je repensai a ce que Régis avait dis quelques instants avant, devant l'hôpital:
« Quelquefois, j'aurai aimer être à sa place. »
Je fis un grand sourire. Il avait raison; moi aussi j'aurai aimer être à la place de Sacha. Parce que rien n'est plus beau, plus imprévisible que l'amour non?
« En fait il t'aime comme un fou... »

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Mar 20 Mar - 18:39

Bon os
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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Mar 20 Mar - 19:19

ah oui je m'en souviens, j'ai adoré

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Oohfemmeluxieuse

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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   Sam 31 Mar - 8:16

Hey !!! (=
=D Je pense que ce petit recueil est fini.
Je suis contente de faire découvrir ( ou redécouvrir) mes anciens OS.
Merci pour vos commentaires (=
En ce moment je ne suis pas souvent connecter xD
J'espère pouvoir poster une autre fic ou nouveau os.
A Bientot sur une autre fiction (=
Oohfemmeluxieuse.


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MessageSujet: Re: Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou   

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Recueil de one-shot :Cela m'a rendu fou
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