Pokémon en folie

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 Sans un mot ou les silences de Sacha

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Oohfemmeluxieuse

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MessageSujet: Sans un mot ou les silences de Sacha   Mar 26 Juin - 19:02

Sans un mot
ou
les silences de Sacha


Genre: Romance – drame
Paring: Sacha/Ondine (= Ash/Misty) ~ Sacha/Flora ( =Ash/May) ~ Drew/Flora (=Drew/May)
Rating: K+

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont au scénariste Hidenori Kusaka . Seule l'intrigue de l'histoire est à moi.

Résumé: Le silence était leur complice. Il était toujours là derrière les mots, derrière les sourires, derrière les secrets...
Il était parfois oppressant, des fois lassant, et puis aussi apaisant, mais rare était-il aussi affligeant qu'à ce moment là.
Le silence n'était jamais loin d'eux. Il était accroché à lui. Et elle, elle ne faisait que s'insinué dans les profondeurs de ce silence qu'il entretenait au fil du temps.
Ses mots étaient vides, ils étaient engloutis par le silence. C'était comme s'il n'avait jamais prononcés ces mots, ces phrases, ces murmures...
La vie passait et pourtant rien de ne semblait démolir ces silences qui le détruisait. C'était comme une cicatrice qui brûlait sur sa peau, comme des maux d'estomac qui s'emplifiaient au fil des minutes, c'était comme une gifle soudaine qui recevait après chaque minute de silence.
C'était intense, c'était déplaisant.
Il avait perdu le goût du bonheur, il s'était égaré dans l'ombre de ses mots sans éclats, comme si seul le silence pouvait le comprendre...
Les sentiments se perdaient dans le vide. Les mots sonnèrent creux venant de lui, sa voix était basse et presque éteinte, tout comme la flamme qui scintillait dans ses yeux...
Le regard qui se perdait dans le temps, dans le silence, elle cherchait ses réponses à travers lui.
Mais les réponses ne se composaient pas forcement que de mots...


Chapitre 1: « Les mots vides »


Vingt et une heures. La pluie battait à son comble. Le ciel était couvert de nuages noires signe que l'orage fera bientôt place dans la soirée. Les rues étaient désertes, seules les voitures semblaient animé la ville de Tokyo.
Pourtant deux silhouettes semblaient être cachés sous un abri-bus.
Les gouttes tapèrent sur le béton, sur le toit de l'abri-bus. Cela résonna comme une chanson qui ne cessait de se répéter. Le silence régnait autour d'eux. Puis une petite voix s'installa dans ce lourd silence.
« Dis-moi que tu m'aimes. »
Le regard en direction du jeune homme, Ondine semblait être fatiguée et pourtant si déterminée.
Le silence régnait depuis quelques instants déjà, seule la pluie pouvait le briser.
Ses cheveux courts à moitié mouillés, dépassèrent de sa petite capuche d'anorak. Sa peau était pâle, parsemée de petites tâches de rousseurs.
Ondine ne recevais aucune réponse. Elle baissa sa tête comme anéanti, comme honteuse d'avoir espérer autant.
« Pourquoi? »
Sa voix grave résonna amèrement dans le silence oppressant.
Les yeux écarquillés Ondine ne semblait pas vraiment comprendre. Elle releva sa tête et le fixa sans ciller une seule seconde.
Appuyer sur la vitre glacé où les gouttes glissèrent sinueusement,sans aucun bruit; Sacha évita le regard de la rouquine. Sa casquette aussi sombre que ses cheveux noirs, était tout aussi trempés que ces derniers.
« Je ne sais pas, peut-être pour savoir si c'est sincère. »
Sacha posa son regard sur elle soudainement.
« Je t'aime. »
Il n'y avait que du vide dans ses mots. Ce n'était qu'un murmure. Sa voix avait peut-être tremblé. Elle était si faible qu'on aurait cru à une illusion. L'hésitation avait pris possession de son corps lors de quelques minutes. Il avait eu du mal à dire cette courte phrase.
Le silence régna une nouvelle fois. Ondine semblait déconcerté par ce manque de tact.
« Pourquoi encore mentir? »
La voix d'Ondine augmenta à peine un ton. Elle semblait être lasse et désespérée par cette situation. Sacha baissa sa tête. Sa casquette lui cacha la moitié de son visage.
« C'est ce que tu voulais,non? Te dire que je t'aime. »
Sa voix était toujours aussi basse, comme s'il avait peur de briser le silence. Peut-être était-ce le cas?
« Oui. Maintenant je sais que mes sentiments ne sont pas réciproques. »
Sacha tiqua à cette réplique. Le silence engouffra les derniers mots d'Ondine. Tout deux n'osèrent plus se regarder en face. Comment étaient-ils arrivés dans cette situation ? Ils ne savaient même plus.
La pluie continua toujours à tomber. Elle ne semblait pas se résoudre à s'arrêter. Le ciel semblait avoir décidé de s'archarner sur eux. Il était similaire à leur silence destructeur, à leur émotions égarés.
Quelques secondes passèrent, puis des minutes...une éternité.
Soudain, la voix d'Ondine brisa le temps suspendu.
« Tu l'aimes? »
Assis sur le banc, Ondine regarda devant elle, dans le vide, en attendant la réponse du brun. Celui-ci savait très bien de qui elle parlait.
« Je ne crois pas non. »
La jeune femme tourna sa tête vers Sacha,qui était toujours dans la même position. Elle l'observa. Il avait changé physiquement comme moralement. Sacha sentit son regard. Il décida de lever sa tête vers elle.
Leur regards s'étaient croisés. Le choc total. Une implosion énorme s'était fait sentir dans le coeur d'Ondine. Elle avait vu son regard sombre. Ses yeux semblaient être si ternes, presque noirs. Sacha baissa le regard, déstabilisé par cet échange visuel. Ondine le regarda encore, toujours surpris. Jamais elle n'avais vu un regard aussi mélancolique.
Elle se ressaisi autant qu'elle le pouvait, puis continua de parler.
« Alors pourquoi restes-tu avec elle? »
Le silence retomba comme une foudre. Sacha passa sa main sur son visage, tout en lâchant un léger soupir.
Il semblait réfléchir à la question, mais la réponse, il la connaissait déjà.
« Parce que je sais qu'elle ne m'aime pas. »
C'était clair et net. Il n'y avait pas de plus direct, plus compréhensible, et pourtant Ondine ne comprenait pas. Elle ne comprenait plus Sacha lors de cet instant. Elle ne le comprenait de moins en moins. L'amour avait toujours était compliqué, certes, mais là, elle semblait perdu dans l'incompréhension totale. Faut dire aussi que Sacha était un gars assez complexe.
« Je ne te suis pas, là. »
Sacha se glissa contre la grande vitre, jusqu'à s'accroupir. Sa casquette cacha toujours ses yeux tristes.
« Pourtant c'est simple Ondine. »
Sa voix tremblait. Ce n'était plus un chuchotement. Cela ressemblait à un supplice. Ondine avait envie d'aller vers lui, de le prendre dans ses bras. Il avait l'air si vulnérable. Rare qu'il montrait ses faiblesses aussi ouvertement. Elle ne fit rien. Elle attendit ses explications. La curiosité la rongea doucement, atrocement, silencieusement...
Ce silence était une torture pour l'un comme pour l'autre. Personne osa le brisé. C'était comme une épreuve insurmontable de casser ce silence tourmentant.
« N'as-tu jamais penser que c'est ce que je voulais? »
Ondine fronça les sourcils. A quoi cela rimait? Cela n'avait aucun sens.
« Pourquoi voudrais-tu que Flora ne t'aime pas? »
Sacha sourit. C'était un petit sourire éphémère. Un sourire caché. Un sourire mélancolique.
Il s'assit à même le sol, et regarda dans le vide, décidé à révéler sa réponse.
« Je ne veux pas qu'on m'aime. »
Le coeur d'Ondine se serra face à cette inattendue réponse. Que se passait-il dans sa tête? Ondine aurait tant voulu lire dans ses pensées à cet instant.
Le silence était revenu aussi vite qu'une tempête. C'était désagréable.
La pluie tombait encore. Elle était moins forte. Ondine remit en place sa capuche. Elle rangea un peu ses cheveux à l'intérieur, tandis que Sacha l'observa. Il la détailla sans gêne de la tête aux pieds. Il sourit, mais son regard le trahi.
« Tu t'en vas déjà? »
Ondine jeta un coup d'oeil sur sa montre. Celle-ci afficha vingt et une heure trente-cinq.
« C'est toi qui me dis ça? Je crois que j'ai assez perdu de temps avec toi. »
Les paroles étaient durs. Elles faisaient mal. Sacha n'avait rien à faire de ces mots. Il s'en fichait presque. Il aurait pu lui rire au nez, que perdre du temps avec lui c'était ce qu'elle le faisait de mieux. Parce que cela était devenu une routine pour eux. Les silences, les mots blessants, les révélations. Chaque semaine ils venaient dans ce lieu insolite sans pouvoir s'en empêcher. Mais il ne dit rien. Il se leva doucement, comme pour durer l'instant du départ.
Sans un au revoir, elle parti sous la pluie d'un pas rapide, en laissant derrière elle un Sacha tout aussi dépité qu'elle. Il avait envie de la prendre dans ses bras, et lui dire qu'il était désolé. Il avait tellement envie de prendre sa main et de l'arrêter, de ne pas la laisser partir. De pouvoir enfin la retenir rien qu'une fois. Mais il ne l'avait pas fait. Manque de courage, manque de confiance, manque de délicatesse peut-être, surtout manque d'espérance...
Il la regarda partir. Comme à chaque fois. Comme toujours en fait. Il l'avait toujours laissé partir. C'était toujours elle qui osait faire le premier pas, et c'était elle qui partait la première. Elle n'avait pas changé contrairement à lui. Sacha semblait être moins heureux, moins déterminé dans ses projets. Il ne savait plus s'il en avait encore des projets, des rêves...
Il était en couple avec Flora depuis plusieurs mois, sur un coup de tête, ou par hasard, il ne savait même plus. Mais ce qui était sûr, c'était qu'il ne l'aimait pas, ou qu'il ne l'aimait plus...rien n'était vraiment sûr. Il ne l'aimait pas comme un homme aimait une femme. Il l'aimait comme une amie, sans plus. Il tourna sa tête vers sa gauche où Ondine était parti, puis ferma les yeux en lâchant un soupir.
Les voitures klaxonnèrent au loin, alors que soudain dans le ciel l'orage éclata.
A son tour, il sorti de l'abri-bus et parti à l'opposé, sous la pluie qui redevenait de plus en plus violente.

OOOooOOO

Dans le hall de son immeuble, Sacha venait tout juste d'appuyer sur le bouton de l'ascenseur. Il habitait au septième étage avec Flora. L'appartement était à elle, il avait juste ramener quelques affaires depuis environ trois mois. C'était passé si vite, il avait perdu son travail, son logement, alors Flora avait décidé d'habiter en couple. Sacha avait accepter sans rien dire, toute façon il ne pouvait rien faire d'autres.
Et depuis, il essaya de trouver un job, mais en vain.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, ce qui fit sortir Sacha de ses pensées. Une odeur d'un parfum féminin titilla ses narines. Il fixa les yeux verts en face de lui. Le silence était gênant.
« Bonsoir Sacha. »
La voix grave de Drew résonna dans le hall.
« Bonsoir »
Sacha entra dans l'ascenseur. Il ne s'était même pas décalé pour laissé Drew sortir. Juste au moment où celui-ci allait le faire, Sacha le pris le bras, en laissant les portes grises de l'ascenseur se refermer tout doucement.
« Qu'est-ce que tu m'veux? »
Le regard vide, Sacha le fixa, sans rien dire. Drew eu un frisson en croissant le regard terne du brun.
« Combien de temps? »
Le jeune homme aux cheveux verts fronça les sourcils.
« De quoi parles-tu? »
Sacha soupira, tout en s'appuyant contre le mur. Le silence était encore là. Inépuisable.
« Deux mois. »
Sacha posa son regard sur lui. Un petit sourire triste faufila sur son visage avant de disparaître à l'instant même. Drew semblait ragé à l'intérieur de lui. La honte le rongeait malgré lui. Il s'était avoué vaincu en si peu de temps. Il savait que cela ne servait à rien de tourner autour du pot. Autant aller directement au sujet.
« Pourquoi vous n'êtes pas mis ensemble alors? »
Drew le regarda un peu perplexe. A quoi jouait-il?
« A ce que je sache, techniquement tu es avec Flora.»
Il y avait un goût amer dans sa voix. Ses mains étaient serrer en poings. Sacha l'avait remarqué. L'atmosphère était palpable.
« A ce que je sache, techniquement tu ne dois pas la sauter...»
Sacha avait à peine terminé sa phrase que Drew lui pris par le cou.
« Oui, je saute ta copine, mais contrairement à toi, je lui montre que je l'aime.»
Il avait craché ses mots tout en préservant sa colère. Il n'était pas le genre de personne qui lâchait ses colères impulsivement. Les dents serrer, Sacha essaya tant bien que mal de supporter la douleur à son cou.
Dans l'ascenseur, l'odeur de la pluie avait envahi tout l'espace. Le silence régna en roi. La respiration irrégulière de Sacha se faisait peu à peu entendre. Après avoir jeter un regard rempli de colère, Drew lâcha ses mains du cou. Il se calma difficilement. Il lâcha un long soupir.
« Quitte-là Sacha. Tel qu'on la connait, elle n'oserai jamais le faire. »
Sacha fronça les sourcils.
« Quitte-là. Je crois qu'elle a assez perdu de temps à te mentir comme cela. Laisse-la vivre son bonheur. »
Après cette dernière phrase qui conclua cette conversation brusque, Drew appuya sur le bouton où les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Dans le silence pesant, ses pas résonnèrent dans le hall, sans laisser un regard vers Sacha.
Le jeune homme se glissa contre le mur, tout en essayant de retrouver sa respiration régulière. Les derniers mots de Drew se répéta dans sa tête. Les portes de l'ascenseur se refermèrent dans un bruit sourd. Sacha tendis son bras vers les touches numérotés pour appuyer sur le bouton numéro sept. La cage d'ascenseur monta. Les numéros qui s'affichaient en haut des portes défilèrent sans s'arrêter signe qu'il était bientôt arrivé au septième étage. Cinquième étage, les portes s'ouvrirent. Sacha se leva rapidement et salua le nouvel arrivant.
« Quitte-là. » La voix de Drew semblait ne plus l'abandonner. Les mots se répétèrent encore, sans pouvoir s'arrêter.
Les portes s'ouvrirent une nouvelle fois, Sacha sorti et se dirigea vers la porte du fond du couloir. Il ouvrit la porte, qui semblait être déverrouillée et se dirigea vers le salon où Flora regardais la télévision.
« Laisse-la vivre son bonheur. » « Quitte-là. » « Laisse-la vivre son bonheur. » « Laisse-la vivre son bonheur. » Les derniers mots étaient devenus une obsession. Il passa sa main sur son visage, mal-à-l'aise face à cette situation soudaine.
« Sacha, est-ce que ça va?»
La voix de Flora lui fit ressortir de ses pensées. La brune semblait être inquiète. Sacha posa son regard sur elle, sans un mot.
« Tu es tout trempé! Je vais te chercher une serviette.»
Au moment où elle quitta le salon, Sacha lui prit le bras. Elle ne put faire un seul pas.
« Qu'est-ce qui se passe? »
Un sourire ironique faufila sur son visage mais disparu quelques secondes plus tard.
« Je ne vais pas rester Flora. »
La concernée le regarda avec un regard inquiet.
« Comment ça? »
Sacha lâcha le bras de Flora, tout en évitant de la regarder dans les yeux.
« Je vais m'en aller. Je vais te laisser enfin heureuse Flora. »
La brune fronça les sourcils, en essayant de comprendre le sens caché de sa phrase.
« Je vais te laisser vivre ton bonheur avec Drew. Flora, je suis au courant de votre relation.»
Flora pâlit aux mots de Sacha.
« Sacha, écoute je... »
Elle n'avait pas pu terminé sa phrase que Sacha mit son index sur ses lèvres.
« Ne dit rien. On n'était pas faite pour être en couple. »
Regard sombre contre regard clair, Flora senti un grand frisson lui parcourir.
« Tu ne veux pas rester cette nuit ici? »
Sacha lui répondit non de la tête. Il parti prendre une douche puis mit une autre tenue. Flora était déboussolée face à cette soudaine imprévue. Elle essaya de le convaincre de rester chez elle au moins pour cette nuit, mais Sacha refusa à chaque proposition.
« J'irai chercher mes affaires plus tard. »
Flora le retint à la porte d'entrée.
« Où vas-tu te loger? »
Sacha sourit. Un sourire mélancolique, un regard vide et perdu fixé sur la brune; il caressa sa joue délicatement, presque furtivement. Il ne lui répondit pas. Sans un mot, il quitta l'appartement sous le regard triste de Flora.

OOOooOOO

Les cheveux désordonnés, le visage ravagé de larmes, Ondine serra son oreiller sur son grand lit. Sur son chemin, elle avait vu l'orage éclaté. Elle avait commencé à sentir son angoisse s'agrandir au fil des minutes. Elle avait horreur des orages. Elle avait accéléré le pas sans s'arrêter une seule fois sur tout le chemin, jusqu'à chez elle.
« Quel abruti !»
Son visage enfouis dans son oreiller, elle insulta Sacha de tous les noms.
« Un con ! Un gros con! »
Malgré sa voix étouffée, elle résonna dans sa chambre. La colère était présente tout comme le désarroi. Sur les coups de vingt-deux heures son téléphone sonna. N'ayant pas le courage de se lever, et préférant s'enfoncer dans sa déprime, Ondine laissa le téléphone sonner. Après un instant de silence, de nouveau le téléphone sonna. Ronger par sa curiosité, elle décida finalement de se lever et de décrocher. La sonnerie semblait encore faire écho dans l'appartement.
« Allo? »
Ondine essaya de contrôler sa voix, qui tremblait à cause de l'émotion de la soirée.
« Calme-toi Flora. Comment ça Sacha n'est pas chez toi?»
Un long silence ce fit dans l'appartement. Le combiné à l'oreille, Ondine essaya de comprendre ce que Flora lui disait.
« Quoi? Tu as trompé Sacha avec Drew?! »
La voix d'Ondine reflétait la surprise. Elle repensa à ce que Sacha lui avait dit sous l'abri-bus: « Parce que je sais qu'elle ne m'aime pas. »
Ce pourrait-il que Sacha savait que Flora le trompait? Les sourcils froncés, Ondine écouta attentivement son amie.
« Désolé Flora, mais Sacha ne s'est pas pointé chez moi. Je crois qu'il ne sait même pas où j'habite. »
Tout en continuant de parler Ondine faisait plusieurs aller-retour dans tout le salon. L'angoisse venait de nouveau contrôler son corps.
« As-tu appelé Drew? Peut-être qu'il sait où est Sacha. »
Ondine s'arrêta à sa fenêtre, et regarda la pluie qui tomba toujours. L'orage semblait ne plus faire effet.
« Il va sûrement rentrer dans la nuit. »
En face de son immeuble, il y avait un petit air de jeux pour enfants, où étaient disposer plusieurs blancs en bois. Sur l'un d'eux, malgré la pénombre de la nuit, on pouvait distingué une grande silhouette sombre. Depuis quelques minutes déjà, Ondine fixait cette silhouette étrangement familière.
« Et Paul? Tu l'as appelé aussi? »
Les yeux plissés sur cette mystérieuse silhouette, Ondine semblait frôlé la crise cardiaque.
« Je...écoute Flora, si j'ai des nouvelles de Sacha dans la soirée, je t'appelle. »
Sa voix semblait être à la limite de l'étouffement. Sa gorge était devenue toute sèche.
« Oui, oui, je te le promets. Bisous.»
Après avoir posé le combiné à sa place, Ondine mit ses chaussures et son manteau en quatrième vitesse, puis sorti de son appartement sans oublier de fermer la porte à clé.

« Que je suis con! »
Adossé sur le banc mouillé d'un air de jeux, une bouteille d'alcool en main, Sacha s'insulta haut et fort, sans douter que quelques instants auparavant Ondine avait dit la même insulte à son égard.
Il bu une gorgée de la bouteille de volka.
Le silence était maître des lieux. Sacha aimait le silence. Tous les silences sans exceptions. C'était pour lui, un grand mystère...
Plusieurs minutes passèrent, cela fit déjà près de dix minutes qu'il était sur ce banc, sous cette pluie torride.
Ses cheveux noirs étaient plus qu'en bataille que d'habitude et certaines mèches lui collèrent sur la peau . Il était trempé.
Des pas se firent entendre. Sacha tourna sa tête et vis une personne courir vers lui. La capuche retiré par le vent, il découvrit des cheveux roux. A ce détaille, une seule personne vint à son esprit....
« Ondine?»
Un seul murmure qui brisa l'instant présent.
« Sacha! »
Ondine s'arrrêta en face de lui, essoufflée.
« Tu es vraiment le roi des enfoirés, le pire des idiots, un pauvre imbécile, un sombre connard, franchement tu es vraiment un cas!! »
Tandis qu'Ondine versa sa colère, son inquiétude en masse, Sacha s'allonga sur le banc, comme si ne rien n'était. Il bu une nouvelle gorgée. Ondine lui arracha la bouteille, vraiment en colère.
« Stupide! Tu es stupide! »
Sacha ne disait rien. Sans un seul mot. Il se laissa insulté sans rien penser, sans broncher. Il n'avait pas envie de parler.
« Merde Sacha, tout le monde s'inquiète pour toi! Et j'ai vraiment l'impression que tu t'en tape.»
Sacha regarda le ciel. Il tiqua à la dernière phrase d'Ondine. Il fit une grimace qui montrait qu'il désapprouvait ce qu'elle disait.
« Et c'est quoi cette bouteille? Tu veux te soûler c'est ça? »
Silence. Ondine mit sa tête en face de la sienne.
« Hein? Réponds-moi! »
Seule la pluie cassait le silence de la nuit. Ondine semblait avoir rejeter toutes ses émotions. Elle était épuisée. Sacha constata ses yeux rougis, mais ne fit pas la remarque.
« Je t'aime. »
Ondine resta abasourdi. C'est bon, il était déjà saoul. Elle resta sceptique face à cette drôle de réponse.
« Tu me fais chier Sacha. »
Cela venait du coeur. Elle en avait marre de cette journée, de cette soirée. Elle, qui voulait juste faire sa déprime, voilà qu'elle se retrouva sous la pluie en bas de chez elle accompagné d'un idiot qui avait décidé de jouer le romantique raté.
« Je t'aime. »
Silence. Ondine se sentait gêner face à cette situation pittoresque.
« Tu ne sais pas mentir Sacha. »
Le concerné ferma ses yeux. La pluie devenait plus douce. Il pinça sa lèvre inférieure et répéta de nouveau.
« Je t'aime. »
Une larme roula sur sa joue. Unique larme qui se mélangea avec les gouttes de pluie. Sacha pleura intérieurement. Le silence lui avait joué un tour.
« Sacha? »
Le brun passa d'un revers de main sur sa joue, ce qui fit retiré la larme.
« Toi aussi tu me fais chier Ondine. »
La rousse sourit malgré elle.
« Tu comptes dormir sur ce banc toute la nuit? »
Sans répondre à la question, Sacha continua de répéter les mêmes mots.
« Je t'aime.»
C'était toujours un murmure. Ces mots étaient toujours aussi vides. Cela ressemblait à un mensonge. Mais ce n'était pas vraiment un.
« Arrête Sacha. Je crois que j'ai eu ma dose de peine aujourd'hui.»
Elle repensa sans le vouloir à leur conversation à l'arrêt de bus. Une phrase lui revenait sans cesse en tête:
« Je ne veux pas qu'on m'aime. »
Son coeur se serra encore face à la réaction de Sacha.
« Pourquoi? »
Sacha fronça les sourcils. Il se remit en position assis, et arracha la bouteille des mains de la rousse.
« Pourquoi tu ne veux pas qu'on t'aime? »
Sacha qui prit une nouvelle gorgée, avala amèrement face à cette soudaine question. Il reprit une nouvelle gorgée, en décidant de ne pas répondre à sa question. La pluie était toujours présente. Les deux jeunes gens étaient trempés de la tête aux pieds.
Le silence s'installa de plus en plus. Il avait bâti son empire autour d'eux, comme s'il ne voulait pas qu'ils leur échappait.
La rouquine s'assit à coté de lui et prit délicatement la bouteille. Sacha se laissa faire. Ce soir-là, il était complètement anéanti. Il semblait désespéré. Il en avait marre de tout. Des sentiments. Des sourires heureux. Du bonheur des autres. Du chômage qui l'avait contaminé.
Il posa son regard sur Ondine. Celle-ci semblait être songeuse. Il la détailla. Elle avait ses cheveux raides complètement mouillés et détachés. Ses sourcils étaient très bien épilés; ils étaient ni trop fins, ni trop épais, ce qui mettaient ses yeux bleus en valeur. Son petit nez était un peu rouge, sûrement à cause du froid.
« Sacha, rentre chez toi.»
Son regard perdu dan le vide, elle n'osa même plus le regarder. Alors elle ne vit pas le sourire triste de Sacha.
« Cela fait longtemps que j'ai plus de chez moi. »
Elle se tourna piqué par la curiosité.
« Va chez Flora. Elle s'inquiète pour toi. »
Sacha répondit non de la tête.
« Elle ne s'inquiète pas pour moi. Elle se culpabilise. »
Ondine mordilla sa lèvre inférieure. Son nez lui piqua.
« Atchoum! »
Sacha fit un sourire mélancolique, tout en regardant la rouquine jurer contre la pluie.
« Rentre chez toi, Ondine. »
Ondine fronça de nouveau les sourcils en entendant Sacha reprendre ses mots.
« Pas sans toi alors. »
Elle avait dit spontanément. Elle rougit sous le regard surpris du brun.
Le silence refaisait surface après cette courte échange.
Sacha ferma les yeux quelques secondes, en savourant l'instant présent, malgré sa situation.
La pluie ne cessa pas de tomber.
« Sérieux Ondine, tu es vraiment une chieuse. Ne te préoccupe pas de moi. »
Ondine n'était pas d'accord. Elle avait décidé ainsi, et elle ne lâcherai pas Sacha de si tôt.
« Que tu le veuilles ou non, tu viens avec moi. »
Le regard d'Ondine s'illumina dans la pénombre de la nuit. Sacha eu un frisson en entendant sa voix sévère. Le pire, c'est qu'elle était vraiment sérieuse, et têtu. Tout comme Sacha.
Sacha ne dit rien pendant quelques secondes avant de briser à nouveau le silence.
« Ah oui? Alors bonne chance pour me faire bouger de là. »

OOOooOOO



« Allo Flora? Oui c'est moi. »
Ondine venait à peine de rentrer chez elle, qu'elle se précépita sur le téléphone pour appeler son amie.
« C'est pour te prévenir que Sacha est chez moi. Ne t'inquiète plus, il dormira cette nuit à mon appart'.»
Après le coup de fil elle enleva son anorak et ses chaussures. Elle se tourna vers Sacha, qui était toujours sur le seuil de la porte, sans oser bouger un seul millimètre.
« Bon, tu peux poser ton manteau à coté du mien, par contre enlève tes chaussures avant de rentrer.»
Sacha ne fit aucun mouvement. Le silence l'avait entouré une nouvelle fois.
Ondine qui sentit son malaise, essaya de le rassurer.
« Sacha, crois-moi, cela ne me dérange pas que tu dormes ici. »
Rien. Aucune réponse du brun. Toujours aucun mouvement.
« Merde Sacha, je ne vais pas te manger ! Installe toi, je vais te chercher quelques affaires pour ta nuit. »
Sacha perdu dans ses pensées, sursauta face à la réaction d'Ondine. Il se sentait gêné. Il retira ses chaussures et mis son manteau sur le porte-manteau près de la porte d'entrée.
« Bon sang qu'est-ce que je fous là? »
Il n'avait pas parler fort. Il ne savait même plus comment Ondine avait réussi à lui convaincre de venir avec elle. Ah si, parce qu'il se culpabilisait de la voir éternué plusieurs fois à s'en rendre malade. Alors il avait cédé au bout d'une heure et demi sous la pluie.
« Tiens, j'ai des couvertures, tu dormiras sur le canapé. »
Sacha s'avança dans la salon et prit la couverture.
« Ondine, je suis désolé. »
Ondine lui jeta un regard interrogateur.
« Ce qui s'est passé à l'arrêt de bus, et sur le banc. J'avais un sale caractère. Tu n'étais pas obligé de m'héberger pour cette nuit...»
Ondine lui coupa la parole.
« Chut. Tais-toi. Ne dit plus rien. »
Sacha l'observa.
« Ecoute, n'en parlons plus. Et puis j'avais envie que tu dormes ici. Je n'allais pas non plus te laisser pourrir sous la pluie jusqu'à attraper la crève. Je ne suis pas si sadique que ça...si?»
Ondine sourit. Sacha se sentait moins coupable de son comportement.
« Sadique? Oh le mot est faible. »
Face à cette réponse, Ondine lui jeta le coussin en pleine figure. Elle regarda la pendule du salon, qui s'afficha vingt-trois heures quarante.
« Bon j'vais dormir! Tu peux prendre une douche si tu veux. Bonne nuit. »
Sacha acquiesça.
« Bonne nuit Ondine. »
La jeune femme eu un frisson. Sacha avait dit cette phrase avec une douceur si rare venant de lui.
La rouquine monta à l'étage. Quelques minutes plus tard, Sacha prit le même chemin et se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche.

__
" Parce que le plus bel horizon, c'est ton regard..."


" Entre nous...on sait que le AAML sera plus fort que tout!"





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MessageSujet: Re: Sans un mot ou les silences de Sacha   Mar 26 Juin - 19:14

j'aime bien cette fic ^^

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MessageSujet: Re: Sans un mot ou les silences de Sacha   Sam 28 Juil - 20:17

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas.


Chapitre 2: Le secret du passé

Sous sa couverture, Sacha se sentit bien au chaud. L'odeur de café lui titilla le nez, ce qui le réveilla de sa nuit agitée. Il faisait souvent quelques petits insomnies depuis plusieurs semaines. Il bâilla négligemment tout en s'étirant.
Un pied sur le carrelage puis un autre. Un mal de crâne lui obligea à fermer les yeux quelques secondes. La couverture tomba sur le sol, ce qui laissa voir la musculature du brun.
Il se leva enfin et se dirigea vers la cuisine. Il entendit la machine à café fonctionner dans un bruit écorché.
Encore dans les vapes du sommeil Sacha s'appuya contre l'encadrement de la porte de la cuisine. Il observa la propriétaire des lieux préparer le petit déjeuner.
Ondine était une pile électrique. Sûrement parce qu'elle avait passé une bonne nuit malgré la lourde journée de la veille.
Sacha sourit face à son agitation. Elle ne l'avait toujours pas remarqué. Il la détailla comme à son habitude.
Ses cheveux roux étaient détachés en un carré plongeant. Elle était vêtu d'un tee-shirt et d'un pantalon en coton bleu, qui lui servait sans aucun doute de pyjama.
Ondine posa les tasses sur la table. Sacha profita de l'occasion qu'elle avait le dos tourné pour s'installer discrètement. Quand elle se retourna pour déposer la cafetière sur la table, elle sursauta de surprise en voyant Sacha assit sur la chaise.
« Désolé, je ne voulais pas te faire peur. »
Ondine le détailla sans gêne et s'aperçu qu'il n'était qu'en boxeur. Elle rougit face à cette vue, pas si désagréable.
« Je..euh..tu...enfin..euh café? »
Sacha sourit face à sa réaction. Elle avait des joues toutes rouges. Il lui répondit en un acquiescement de tête.
« La vue te plaît? »
Le ton de Sacha était presque ironique, c'était de la pure taquinerie. Ondine rougit de plus belle. Elle se concentra sur la tasse où elle versa le café.
« Tu aurai pu remettre tes vêtements quand même... »
Elle savait que c'était de la pure provocation, juste un moment embarrassant. Elle le maudissait d'avoir un corps si parfait.
Sacha sourit de nouveau. Il poussa la taquinerie un peu plus loin.
« Si j'avais su, j'aurai peut-être du retirer mon boxeur... »
C'était presque un murmure. Presque un vrai sourire heureux.
Ondine devenait écarlate d'un seul coup. Elle préféra ne pas imaginer la scène. Elle s'assit devant lui et bu son café sans osé regarder Sacha.
Le silence s'incrusta dans la cuisine. Il était long. Il était imposant. Il était apaisant. C'était le calme avant la tempête.
« Que vas-tu faire de ta journée? Tu vas au taff?»
Ondine avait brisé le silence absolue. Elle tourna sa cuillère dans sa tasse où il ne resta que peu de café.
Sacha ne répondit pas. Esquiver les questions devenaient son passe-temps. Mais il savait qu'avec Ondine, on ne pouvait pas se permettre de tourner trop longtemps autour du pot.
« Je n'ai plus de travail. »
Le silence qui commença à s'installer s'éclata lors de cette ultime phrase.
« Tu es au chômage? ! »
Ondine ne s'attendait pas à cette nouvelle.
« Mais...mais depuis combien de temps? »
Sacha soupira tout en passant sa main dans ses cheveux en bataille, mal-à-l'aise malgré lui. Entendre le mot fatidique de sa situation était comme une gifle violente. Sacha encaissa. Il n'y avait plus d'autres choix que de subir.
Le silence était revenu. Il était éloquent.
« Flora le savait au moins ? »
Sacha répondit à sa question avec un acquiescement. Ondine soupira.
« Tu as essayé de trouver du travail? »
Sacha mordilla sa lèvre nerveusement, tout en passant une nouvelle fois sa main dans ses cheveux noirs.
« Oui. »
Sa voix grave était faible.
« Et? »
Ondine voulait savoir un peu plus. Son visage trahissait l'inquiétude et Sacha s'en voulu de l'avoir dit.
« J'ai... enfin..je n'ai pas encore trouver. »
Les yeux baisser, Sacha n'osa pas regarder Ondine. Il se sentait honteux. Il ne voulait pas qu'elle le prenne en pitié: il détestait cela.
« Sacha je peux... »
« Non. »
Il l'avait interrompu. Sa réponse était sans appel. Elle était catégorique .Il savait ce qu'elle allait dire. Elle voulait proposer son aide. Il ne la souhaitait pas. Il préférait résoudre ses problèmes seul.
Le silence était revenu comme une grosse foudre. Plus personne osait abordé de nouveau le sujet.
Le téléphone fixe sonna. Ondine se leva et prit l'appel. A ce moment là, Sacha décida de se laver et de partir le plus rapidement possible de chez elle.

Deux heures s'étaient écoulées depuis la fameuse conversation. Ondine venait de finir de se préparer. Elle commença son travail que dans l'après-midi. Elle descendit les escaliers et s'aperçcu que Sacha n'était pas dans le salon. Elle partit voir dans la cuisine, mais il n'y avait personne.
Elle repassa devant la commode du salon, où elle remarqua un gros post-it accroché au meuble. Elle le prit et le lit avant d'afficher une mine presque contrarier.
« Pauvre imbécile ! »
Elle remit le post-it à sa place et regarda l'heure sur la pendule du salon. Celle-ci afficha midi et quarante minutes. Elle mis ses ballerines puis prit son manteau avant partir d'un pas rapide.
Le cour en d'air de la porte fit voltiger le bout de papier fluo où on pouvait apercevoir les mots inscrits: « Merci pour cette nuit, mais je ne peux profiter de ton hospitalité. A bientôt. Sacha. »

OOOooOOO

Sacha était revenu dans la petite ville où il avait passé son enfance. Il avait fait un long chemin: plusieurs heures de trajet avant d'arriver à destination. Il devait revenir pour confirmer ses doutes, ses souvenirs. Il marcha doucement dans sa rue. Il appréhendait.
Le soleil était là et cela rendait la journée plus rude que Sacha pensait. Il devait le faire, il devait les revoir. C'était comme une obligation...
Il arriva enfin devant la maison où il avait grandit.
Un couple sortit du pavillon accompagné d'une enfante sûrement de sept ou huit ans. Son rire retentit jusqu'à ses oreilles, et il ne put avoir des frissons en s'apercevant avec qui elle partageait son rire. Lui. Son beau-père. Il ne pouvait faire un seul pas vers eux. C'était trop difficile, trop douloureux. Juste trop.
« Sacha? ! »
C'était Délia, sa chère mère qui l'avait appeler. Elle traversa la route qui les séparaient et lui pris dans ses bras.
« Que ça fait longtemps... »
Un seul murmure.
Un murmure qui lui provoqua des remords, mais aussi des regrets. Il fut encore figé pendant quelques secondes avant de mettre ses bras autour de son cou.
« Tu m'as manqué maman. »
« Maman, c'est qui? »
La petite voix fluette de la petite fille venait de mettre un terme aux retrouvailles.
« Clara voici ton... »
« Sacha. »
Il l'avait osé l'interrompre. Il ne voulait pas entendre lui dire qu'il était son frère. Enfin plus précisément son demi-frère. Délia l'observa étonnée. Elle commença à se poser des questions sur le comportement de son fils.
« Sacha est-ce tout va bien? »
« Je...euh oui, oui, pourquoi cela n'irait pas? »
Un sourire faux collé au visage, il n'osa pas fixer le regard de son beau-père.
« On ne dit plus bonjour alors? »
Sa voix grave lui percuta. Il le regarda enfin. Il le vit s'avancer vers lui doucement comme un chasseur sur les traces de sa proie.
Sacha n'osa pas répondre. Il ne sentit plus ses membres, comme transformer en statue humaine. La bise ne refléta aucun amour sincère. C'était un semblant d'amical. Ce n'était plus rien. Et pourtant ,à cet instant Sacha voulu à tout prix fuir très loin de cet homme.
« On va au parc tu viens avec nous? »
C'était Délia qui avait parlé.
« Bien sûr. »
Il ne pouvait dire non à sa mère. C'était impossible. Il voulait la faire croire que tout allait bien. Voir encore son sourire. Oui, il ne pouvait pas lui dire non.

OOOooOOO

« Je vais te poser quelques questions, si tu veux tu pourras me poser des questions. Hein? ça sera notre petit secret. »
Il n'aimait pas faire ce genre de chose. Il se détestait de faire cela. Mais il n'avait pas trouvé d'autres moyens que celui là. Il s'estimait qu'il était tombé aussi bas que son beau-père à ce moment-là. Mais c'était pour la bonne cause. Il le fallait.
« D'accord. »
Elle lui avait répondu avec un sourire d'ange. Sacha sentit son estomac se tordre.
Ils avaient décidés de jouer à cache-cache, et Sacha était parti se cacher derrière un buisson avec Clara tandis que leur mère les cherchaient avec Antoine, son mari.
« Est-ce que ton papa est déjà venu dans ton lit la nuit? »
Les mots étaient difficiles à prononcer. Il avait lutter pour que cela sorte. Il n'avait pas parler fort, bien au contraire. Il avait à peine chuchoter.
Il avait vu Clara hésiter. Alors il essaya de la faire réagir en lui rassurant.
« Tu sais, mon papa aussi est déjà venu dans mon lit là nuit... »
Cette phrase aussi était difficile à prononcer. C'était tellement douloureux à dire que sa voix s'était éteint toute suite après le dernier mot.
« Tu sais, il faudra lui expliqué à maman. »
La petite fille le regarda sans aucune joie sur le visage: neutre. Elle lui répondit non de la tête.
« Et toi, tu lui as dit ? »
« Non mais il le faut Clara. »
Le silence venait de s'incruster. Sacha devait mettre les points sur les i à propos de la famille.
« Écoute Clara, je suis ton... ton... »
Le mot était bloqué dans sa gorge. Savoir qu'il était lié à cet homme par cette petite fille lui semblait atroce.
« Je....on a la même mère. »
Clara la regarda avec un air surpris.
« Donc tu es mon frère? »
« Je...euh..oui, mais pas totalement. On n'a pas le même père Clara. »
Son ventre se noua de plus en plus au fil des mots. C'était douloureux. Il avait l'impression d'avoir des nausées.
« Écoute Clara, si tu lui dis à maman, je lui dirai aussi. »
Clara semblait réfléchir.
« Toi d'abord. »
Courte phrase qui en disait long. Sacha soupira. Devait-il conclure?
« D'accord. »


« Allo Pierre? »
Assis sur le banc de son abri-bus, Sacha regarda les voitures passer.
« Il faut absolument que je te vois. »
Sa voix trembla au fur et à mesure des mots.
« Pierre, faut que tu sois mon psy. »
La nuit commença à tomber.
« Pourquoi tu ne peux pas? »
Sacha soupira tout en passant sa main sur son visage.
« On a qu'a faire comme si on ne se connaissait pas, qu'on n'est pas amis pendant la consul't. »
Quelques passants s'arrêtèrent pour regarder les horaires de bus. Une petite fille blonde souriait à son papa. Ses petites couettes lui dégageaient un visage mignonne. Sacha regarda la scène et fini par craqué.
« Pierre, je t'en supplie, il n'y a qu'à toi que je ne peux le révéler. »
On sentait dans sa voix qu'il était prêt à pleurer, l'émotion était trop forte.
« Je... non, pas au téléphone.»
Le soleil rendit ses derniers rayons tandis que les premières étoiles n'allait pas tarder à apparaître.
« Demain à neuf heures, je serai disponible. Merci Pierre. »
Il rangea son téléphone portable.
La petite fille blonde venait de rentrer dans le bus avec son père, toujours le sourire aux lèvres.
Il soupira une nouvelle fois. Il venait d'arriver à Tokyo y avait moins d'une heure. Finalement il était resté chez sa mère plus longtemps que prévu.
Il repensa sans cesse au pacte qu'il avait fait avec sa demi-sœur.
« Merde. »
Un chuchotement qui était synonyme à un souffle qui irritait la gorge. Il sembla mesurer l'importance de cet accord avec Clara.
« Sacha ! »
La tête sur ses mains, il la releva. Ondine était juste à coté de lui.
« Enfin je t'ai trouvé. »
« Ondine. Mais qu'est-ce que tu fais là? »
La rousse s'assit sur le banc à coté de lui.
« Qu'est-ce qui t'arrive Sacha? »
Celui-ci arqua un sourcil.
« C'est plutôt à toi qu'on doit le demander. Pourquoi es-tu là ? »
Il avait réussi à esquiver la question, vraiment dans ce domaine il commença à devenir excellent.
« Tu reviens. »
Ce n'était ni une confirmation, ni une question, ni même une constatation. C'était comme un ordre. Peut-être en était-ce un ?
« Ondine, je ne peux...»
« Si tu le peux. Et même que tu y es obligé. Ne me regarde pas avec ses yeux là, tu bougeras ton cul jusqu'à chez moi, point barre. »
Elle n'avait pas haussé la voix. Bien au contraire. Et c'était ce genre de ton qui terrifiait le jeune homme. Autant ne pas aggraver la situation. Sauf que Sacha ne savait faire que cela: aggraver.
« Non. »
Une impression de déjà-vu venait troublé les deux jeunes gens.
« Tu ne vas pas recommencer...»
Ondine soupira discrètement.
« Abruti. »
Un sourire se faufila sur le visage de Sacha.
« Je ne bougerai pas, Ondine. Pas cette fois-ci. »

OOOooOOO

La clé sur le verrou, Drew ferma la porte de son studio. Enfin plutôt de son ancien studio. Il avait pris toutes ses affaires et avait décidé de rendre l'appartement à son propriétaire. Trois ans qui avait habité dans ce studio, cela lui rendit nostalgique. Maintenant d'autres personnes le remplaceront pour le louer. Il prit son dernier carton dans ses bras alors qu'il se dirigea vers la sortie de son bâtiment. Quelques marches d'escalier plus tard et quelques mètres plus loin, il arriva à sa voiture.
Après avoir déposé son dernier carton dans le coffre il se mit au volant et roula jusqu'à chez Flora. Sur le chemin, il découvrit Ondine et Sacha sur un banc à un arrêt de bus.
« Tout le temps ensemble maintenant pfff... »
Drew ne comprenait pas Ondine. Il ne comprenait plus Sacha. Il les voyait toujours vers cette heure tardive de la journée à ce fameux abri-bus. Il y aura des choses qu'il n'arrivera pas saisir comme le lien qui unissait Ondine et Sacha. Peut-être que rien ne les liait justement à part ce lieu insolite qui était l'abri-bus.
Drew soupira. Il se gara enfin dans le parking privé de la résidence de Flora.
« Drew! »
Flora courut vers lui le sourire aux lèvres.
« Attends, je vais t'aider. »
Elle prit le gros sac tandis que son petit ami prit le reste des cartons.

Ils étaient entrer dans son appartement. Elle déposa le sac à coté du canapé du salon, tandis que Drew déposa ses cartons sur la table.
« Quand est-ce qu'il va venir reprendre ses affaires? »
La brune s'assit sur le canapé et enleva ses chaussures.
« Je ne sais pas. Sûrement bientôt. »
Drew se mit à coté d'elle et mit son bras autour de ses épaules.
« Bah j'espère ! Pourquoi tu ne l'appellerai pas pour te renseigner? »
Flora tendit son bras vers la petite table juste à coté d'elle où elle prit le téléphone fixe et composa le numéro.


« Je t'assure que ça ne va pas me déranger si tu dors encore chez moi. »
Toujours à la même place, Ondine essaya de convaincre Sacha.
« T'es sourde ou quoi ? Je t'ai dis que non. »
Ondine soupira.
« Non, je ne suis pas sourde, mais je dirai plutôt têtu euh...obstinée ? Voire persévérante aussi... »
Sacha roula ses yeux en l'air.
« Chiante aussi. Mais collante te va bien quand même... »
Ondine lui fusilla du regard.
Le silence était apparu comme une évidence. Le troisième depuis qu'Ondine était venue. Un silence coupé par une sonnerie.
« Allô? »
Sacha venait de décrocher son téléphone mobile.
« Oui, euh...bah tu veux que je vienne ce soir? »
Ondine essaya malgré elle de savoir de quoi il pouvait parler.
« Si jamais Drew s'installe chez toi. Non, je ne vais pas t'obliger à rassembler mes affaires. »
Ondine commença à comprendre. C'était Flora au bout du fil.
« Écoute, je n'ai pas encore trouver de logement stable, donc je.... eh mais tu fais quoi? »
Ondine venait d'arracher le portable des mains de Sacha.
« Allô Flora? Oui, c'est Ondine. »
Sacha regarda la rouquine avec des yeux tout ronds prit par la surprise.
« Finalement, Sacha va s'installer chez moi le temps qu'il trouve un logement. Il ira chercher ses affaires le plus tôt possible. »
Sacha venait de jeter un regard noir. Il essaya de reprendre son téléphone mais malheureusement pour lui, Ondine commença à se diriger vers chez elle.
« Ondine rends moi ce foutu téléphone ! »
Ondine commença à courir, poursuivit par le brun.
« Oui, ne t'en fait pas. Oh, c'est juste que Sacha veut me tuer sur le champ car j'ai chopé son portable. Rien de grave... »
Ondine s'arrêta sur le chemin essoufflée. Sacha qui ne s'attendait pas à cet arrêt brutal, à faillit la bousculer.
« Tiens. L'affaire est réglée maintenant. »
Sacha rangea son portable.
« Pire qu'une chieuse! »
Ondine sourit.
« Une chieuse qui te sors de la galère. »
Sacha ne disait plus rien. Aucun mot. Ondine l'observa. Il avait ses sourcils froncés.
« Sacha est-ce que ça va? »
Le concerné sorti de ses songes et lui fit un sourire.
« Oui. Je vais bien. »
Ondine resta septique.
Arriver dans son quartier, Ondine se dirigea vers sa voiture.
« Tu vas faire quoi? »
Ondine regarda Sacha avec un sourire triomphant.
« On va chercher tes affaires maintenant. »
Sacha ne bougea pas.
« Je suis sérieuse Sacha. Monte dans la bagnole! »
Sacha obéit sans rien dire. Le silence s'était de nouveau insinué entre eux lors du trajet.

OOOooOOO

« Sérieux pousse toi Ondine. Tu bloques le passage là. »
Drew et Flora regardèrent la scène qui s'animait en face d'eux. Il y avait plusieurs vêtements qui étaient éparpillés sur le sol de la chambre. Ondine était en train de ranger quelques objets dans un carton alors que Sacha essaya de passer avec tous ses livres dans ses mains.
« Fais un détour. Tu ne vois pas que je suis occupé là? »
Sacha leva ses yeux en l'air tout en soupirant.
« On va jamais terminer. »
Il avait à peine murmurer mais tout le monde avait entendu.
« Pour une fois que je suis d'accord avec lui. »
Drew venait de chuchoter à l'oreille de Flora.
« Il est déjà vingt et une heures et ils n'ont toujours pas fini d'emballer. »
Flora sourit face à l'impatience de son petit ami.
« Ce n'est pas toi qui voulait qu'il s'en aille définitivement le plus rapidement possible? »
Drew marmonna, ses bras croisés sur son torse sous le rire de Flora.
A quelques mètres du couple, Sacha les regarda. Cela fit longtemps qu'il n'avait pas entendu Flora rire comme cela. Cela se voyait qu'elle était heureuse avec Drew. Un sourire mélancolique faufila sur son visage avant de disparaître quelques secondes plus tard. Sacha continua à ranger ses vêtements dans sa valise sans s'apercevoir qu'Ondine l'avait observé. Cette dernière soupira, en pensant que Sacha était un vrai mystère.
Finalement à vingt et une heures trente, ils décidèrent de prendre la quasi-totalité des affaires et de continuer le lendemain.
Dès que la porte d'entrée fut fermer, Drew prit Flora et l'embrassa avec passion.
« humm...tu as faim? »
Drew ne répondit pas toute suite.
« J'ai faim de toi. »
Flora rougit.
« Attends encore un peu... »
Drew s'arrêta et la regarda étonné.
« C'est mieux avec le chocolat non? »
Le regard vert de Drew brilla d'une lueur de désir.
« Qu'est-ce qu'on ferai sans le chocolat... »
Il l'embrassa de nouveau tout en se dirigeant vers la cuisine. La soirée allait être très croustillante pour le jeune couple....


« Où est-il? »
Ondine ouvrit les placards de sa cuisine.
« Tu cherches quelque chose? »
Sacha venait de rentrer dans la cuisine. Il avait prit une douche tandis qu'Ondine faisait la cuisine.
« Oui. »
Une seule réponse. Sacha avait compris qu'elle n'irai pas plus loin dans la conversation.
« Foutu chocolat, où est-ce que tu es ?! »
Sacha la regarda s'agiter dans la pièce accompagné d'un sourire espiègle. Cela le faisait marrer intérieurement de la voir si agité.
« Ondine, je peux peut-être t'aider. »
Ondine ne répondit pas.
« Ah il est là !! »
Ondine sortit des grosses plaques de chocolat sous le regard envieux de Sacha.
« Tu sais que tu me donnes faim là? »
Ondine sourit face à sa réponse.
« Le repas est presque prêt. »
« Pourquoi tu voulais trouver tes chocolats? »
Ondine se tourna vers lui.
« Pour ce soir bien sûr.»
Sacha arqua un sourcil.
« euh...ce soir? »
Ondine sourit.
« Le gâteau. »
Sacha ne comprenait toujours pas.
« ...le gâteau? tu veux faire un gâteau c'est ça? »
Ondine sourit tout en mettant les pâtes dans les assiettes.
« Tu peux le faire demain le gâteau. pourquoi le faire ce soir? .... tu es compliquée en fait. »
Le sourire d'Ondine s'agrandit encore plus.
« Tu le sauras au moment venu. »


« On va tous muurriiirrr!!! »
Le son de la télévision résonna dans le salon. L'un assis sur le canapé, l'une dans la cuisine, la publicité Oasis venait de passé. Il était près de vingt-trois heures que le film de la soirée venait d'être coupé par les pubs.
« Tu sais, le gâteau peut attendre! »
Sacha toujours installé devant la télévision, entendit le four se chauffer.
Finalement il décida de la rejoindre, mais fut stopper par la porte qu'Ondine venait de fermer.
« Non. Tu ne rentres pas! »
Sacha sourit.
« pourquoi? Est-ce parce que tu as raté ton gâteau? »
Sacha entendit un objet tombé derrière la porte.
« Merde ! »
Sacha fronça les sourcils.
« Est-ce ça va? »
« Oui! Toute façon peut importe ce que tu vas dire, je ne t'ouvrirai pas la porte. »
La main sur la porte, la tête un peu baissé, le front collé aussi à la porte, Sacha fit un sourire mélancolique. Il repensa à son enfance, lorsque sa mère lui goûtait ses nouvelles recettes. Oui, c'était les meilleurs souvenirs qu'il avait passé dans sa maison de Bourg-Pallet.
La page de publicité venait d'être fini.
« Eh...le film reprend ! »
Il sentit une odeur de chocolat lui titiller son nez.
« Vas-y. Je viendrais te rejoindre plus tard. »
Sacha soupira.
« Moi, j'dis tu aurais du faire ton foutu gâteau demain matin et pas le soir vers minuit. »
De l'autre coté de la porte Ondine avait un grand sourire affiché sur son visage.
« De toute façon je suis compliquée. »
Sacha sourit.
« Je te laisse dans ton délire. »
Il parti retrouver sa place sur le canapé devant la télévision. Vingt minutes plus tard, la porte de la cuisine s'ouvrit. Ondine s'installa à coté de Sacha. Ce dernier la regarda curieux.
« Je ne pensais pas que faire un gâteau au chocolat en pleine nuit te rendrait si joyeuse. »
« Je ne te pensait pas si froussard face un film policier. »
Sacha lui jeta un regard noir.
« C'est juste ce film. Sinon les films policiers en général j'aime bien. »
Ondine fit un sourire ironique.
« Mais oui, mais oui, je te crois. »
Sacha ne répondit pas à sa réplique. Il l'ignora et Ondine commença à regretter. Elle guetta l'heure.
« Tu ne manges pas ton gâteau? »
« Pas tout de suite. »
Sacha tourna sa tête vers elle.
« Bah quand alors? »
Ondine sourit.
« Après le film. »
Sacha leva ses yeux en l'air. Ondine pouvait être une énigme quand elle voulait !
Dès que le film se termina. Il était minuit pile. Ondine prit Sacha part le bras.
« Oh pas si vite! »
« Aller vient ! Ferme les yeux maintenant. »
Sacha ferma les yeux. Ondine ouvrit la porte et fit s'asseoir le brun.
« Ferme toujours tes yeux. »
L'odeur du gâteau au chocolat donna un creux à Sacha.
« Là je peux les ouvrir? »
« Non pas encore. »
Après quelques secondes qui furent des heures Ondine demanda à son ami de les ouvrir.
« Joyeux anniversaire Sacha! »
Le gâteau était en face de lui. Il était décoré de vingt-trois bougies bleues. Il était très bien préparé, et cela se voyait que cela était faire à cœur.
« Je...euh.... Ondine fallait pas...je...enfin...tu...enfin »
Il ne savait pas quoi dire. Il ne s'y attendait pas. Avec tout ce qui se passait en ce moment, il avait carrément oublier qu'il allait avoir vingt-trois ans.
Ondine fut contente de la réaction de Sacha.
« J'espère qu'il n'est pas empoissonné. »
« Eh ! »
Sacha sourit. Il essaya de cacher sa gène en plaisantant, comme il le faisait si bien quelquefois.
« Merci. »
Voilà, il avait enfin réussi à le dire ce petit mot.
« Mais de rien Sacha. C'est normal. »
Il avait envie de lui dire qu'avec elle rien n'était normal, que sa vie n'était plus vraiment normal depuis longtemps. Mais il se retint.
« C'est malin, maintenant j'ai faim. »
« D'abord souffle tes bougies et n'oublie pas de faire un vœu. »
Sacha la regarda intensément. Parce que dans le fond elle avait dit une chose sensée.
« Faire un vœu... »
Un murmure qui semblait à peine inaudible. Il ferma les yeux quelques secondes puis souffla sur ses bougies.
Après avoir retiré les bougies, Ondine coupa le gâteau.
« Hum mm...il est délicieux. »
« Contente de te l'entendre dire! »
Finalement ce fut vers minuit quarante qu'Ondine et Sacha furent coucher.

Vers cinq heures du matin, Ondine descendit rapidement les escaliers.
« Sacha?! »
Il transpirait énormément. Son front était chaud, presque brûlant.
« Sacha, réveille-toi, ce n'est qu'un cauchemar... »
Il trembla un peu, comme un drogué en manque de dose. Ses cheveux noirs étaient collés sur sa peau tellement il était en sueur.
« Sacha...calme-toi. Calme-toi.... »
Ondine répéta ses mots. Cela semblait marcher mais pas suffisamment.
Sacha poussa un cris.
« Sacha, réveille-toi. »
Un autre cris retentit, plus effroyable. La peur avait inondé le salon. L'angoisse sembla atteindre Ondine tellement Sacha semblait perdre raison.
« Sacha! »
Et il se réveilla enfin en sursaut. Il était complètement à bout de souffle.
« Je...Ondine. »
« Tout vas bien Sacha. Ce n'était qu'un mauvais rêve. »
Elle se sentit impuissante à la vue de ses larmes. Elle le prit dans ses bras, comme une mère rassurait son enfant.
« C'est fini. Je suis là Sacha. Tout vas bien. Tout vas bien... »
Si seulement elle pouvait dire vrai. Ce qu'elle ne savait pas, c'était que cela serait loin d'être fini.



Désolée pour l'attente ^^ I am sorry !! J'espère posté moins longtemps la prochaine fois lol.

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MessageSujet: Re: Sans un mot ou les silences de Sacha   Sam 1 Fév - 10:26

Je tiens à dire que j'abandonne cette fiction pour la refaire.
J'ai déjà commencé à la réécrire. Depuis j'ai changé un peu de style niveau et j'arrivais plus à gérer...
Donc désolé pour ceux qui voulait la suite ^^

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MessageSujet: Re: Sans un mot ou les silences de Sacha   

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Sans un mot ou les silences de Sacha
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